De retour de chez lui, en Finlande

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Le Docteur Farjon propose, à tous, de se réconcilier avec la nature

Écouter Jean-Louis Farjon parler de son pays d'adoption, cela évoque automatiquement la sublime chanson de Michel Berger :

"Je m'en irai dormir dans le paradis blanc
Où les nuits sont si longues qu'on en oublie le temps
Tout seul avec le vent
Comme dans mes rêves d'enfant
Je m'en irai courir dans le paradis blan
c...."

Parce qu'effectivement, là-bas dans son coin de Finlande, sous le cercle polaire, la neige commence à tomber en octobre et elle tient souvent jusqu'à mi-mai, la nuit sans interruption y dure près de trois mois. Dans son chalet en bois, à quelques pas de la frontière avec la Russie, dans un no man's land, il peut alors en toute tranquillité se mettre à l'affût pour observer les animaux dits sauvages.

Le Journal du Gers vous avait déjà présenté le Docteur Jean-Louis Farjon au printemps. Il était en partance pour ce pays qu'il présente comme son "chez moi". De retour, à Condom, pour une halte en famille, avant d'y repartir comme il en a l'habitude depuis une vingtaine d'années, Joëlle Dupuy l'a invité dans sa galerie JAD pour y exposer ses travaux photographiques. Toutes les personnes passées au printemps par la salle Pierre de Montesquiou avaient déjà pu en contempler certains.

À Joëlle Dupuy - à droite sur la photo ci-dessus -  de la Galerie JAD revient donc l'honneur de présenter Jean-Louis Farjon pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le médecin condomois.

Jean-louis Farjon après une brève introduction, s'est prêté au jeu des questions-réponses.Il répond notamment à celles posées par Michèle Polès - à droite sur la photo ci-dessous -, une habituée des expositions, familière de la vie condomoise.

Les hommes en concurrence avec les animaux ?

Les polémiques au sujet des loups et des ours sont coutumières en France, alors que de nombreux pays, comme l'Italie ou l'Espagne, ont décidé de ne plus permettre que ces animaux soient chassés. Il faut savoir qu'ils servent à réguler leur propre population. Un loup ne pourra pas tuer un renne en bonne santé, il n'y arrivera jamais.

Les gloutons, on peut les compter ?

Dans la région où il vit, il y a une dizaine d'années il était très difficile d'en voir. Maintenant comme ils sont protégés, on peut en voir de plus en plus. Dans sa zone frontalière, c'est un no man's land, cette zone de tranquillité permet d'observer ainsi une faune importante.

Les pays chauds, cela vous intéresse ?

"L'Afrique, cela ne me dit rien !" Les raisons invoquées pour cette réponse catégorique : les conditions des prises de vues photographiques un peu semblables à celles du Japon. Il cite ainsi l'exemple des grues de Hokkaïdo. Il rêvait d'aller les voir mais quelle déception ! Les grues donnent de jolies photos mais l'envers du décor, c'est une foule de chinois munis de leurs appareils. Là où elles dorment, un seul endroit possible et pour y avoir accès, il faut réserver sa place…. Au lever du jour, une centaine de photographes agglutinés les uns aux autres est présente pour les immortaliser.

Le problème de la photo animalière, trop à la mode, conduit automatiquement à la question suivante : faut-il continuer à les montrer et inciter ainsi de plus en plus de gens à vouloir en faire ?

Les ours, ils attaquent les humains ?

Réponse catégorique, les loups, les gloutons, les ours n'attaquent pas les humains. Bien au contraire, l'homme les terrorise plutôt qu'autre chose. Pour pouvoir les approcher de près, il faut trouver des astuces, des appâts avec de la nourriture, sinon on voit leurs traces et rien d'autre car les bruits les effraient. Seul danger et de taille, l'ours polaire car lui, il considère l'humain comme une proie.

L'écouter parler de ces animaux et de la Finlande, vendredi 12 novembre, lors du vernissage de son exposition, personne ne s'en est lassé et les questions ont fusé de part et d'autre.

Le Journal du Gers vous conseille donc d'aller sur place, à la Galerie JAD, pour admirer sa production photographique. Peut-être aurez-vous la chance de le rencontrer à cette occasion et de le faire parler : avec sa verve inépuisable, il vous laissera entrevoir la vie dans ces contrées enneigées.

Du mardi au samedi, de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 18 h, et ce jusqu’au 24 décembre, retrouvez les photos animalières du Docteur Farjon à la Galerie JAD, 6 rue Gaichies

Renseignements au 06.10.44.73.88 ou par mail à joelle.dupuy@gmail.com

Photos Marc Le Saux

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