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Le clin d’œil d’André Daguin

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Centrifuges et centripètes

Tous les vendredi, vous avez rendez-vous avec André Daguin, figure emblématique des cultures et de la gastronomie gasconne. L’ancien chef étoilé, qui a rejoint le Cercle des Aficionados de PresseLib’, prend sa plume pour vous.


Comment les reconnaître ? Le centrifuge a l’ego à fleur de peau, le centripète a la peau moins sensible.

L’ego, c’est une sorte d’oursin inconfortable pour le voisinage. Un œuf fragile et salissant quand on le bouscule, une tomate qui s’écrase en laissant des traces.

Le centrifuge, sûr de lui, choisira des orbites lointaines pour que ses évolutions ne l’obligent ni à obéir ni à faire partie d’une équipe. C’est une sorte de Cartouche ou de Robin des Bois.

Le centripète a un ego plus raisonnable, une peau qui lui permet de vivre serré autour des centres de pouvoir. Loin de Robin des Bois, c’est plutôt un courtisan. Mais, il a quelquefois bien du mérite à l’être.

Parmi les rois qui ont fait la France Louis XIV maîtrisait parfaitement l’art de manipuler les ego. Il excellait à centrifuger les centripètes qui avaient cessé de plaire de même qu’il avait l’art (très dispendieux) d’attirer les centrifuges qui pouvaient lui être utiles vers son orbite Versaillaise.

Il y eut de rares exceptions : Montespan le plus célébré cocu de son époque qui refusa longtemps d’être centrifugé est sans doute la plus connue, et Eve Ruggieri ne nous démentira pas. Louis avait dit l’État c’est moi, mais Montespan était dans tous ses états.


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