Maire de Bouzon-Gellenave, il décède après un accident de voiture

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C'était Jean-Pierre Tison : entier, généreux, bon vivant et dynamique

Jean-Pierre Tison, maire de Bouzon-Gellenave, est décédé le 8 mai 2016, le lendemain de son 68e anniversaire. Ceux qui l'ont connu en sont d'accord, c'était, comme le souligne son fils Thierry, « un homme « habité par ses convictions de gauche, qui signifiaient principalement pour lui partage, équité et justice  ». Il était entier dans ses idées comme dans son action : détestant l'à-peu-près, il faisait tout à fond. Cet homme tolérant était intolérant pour la paresse. Par exemple, l'auteur de ces lignes a constaté personnellement avec quelle ardeur il s'était lancé dans le syndicat de l'eau d'Aignan.

À noter qu'il détestait le racisme. D'ailleurs, encore adolescent, il fréquentait volontiers des immigrés.

Évidemment, ce caractère entier ne lui valait pas que des amis. D'autant plus qu'il était anticlérical et hostile à toutes les religions.

Mais ceux qui l'appréciaient parlent aussi de sa générosité, qui le poussait à s'engager pleinement dans tout ce qu'il faisait et même à soutenir financièrement des personnes dans le besoin.

Son fils Thierry lui sait gré d'avoir tout fait pour obtenir la garde alternée de ses enfants en bas-âge lors de son divorce et d'avoir participé à leur éducation. Une éducation par l'exemple efficace d'un homme très droit.

Ses proches le décrivent également comme un bon vivant aimant la plaisanterie.

Professeur d'EPS 'éducation physique et sportive, il a fait la majeure partie de sa carrière au lycée Lesage à Vannes (Morbihan) où il a enseigné de 1974 à 1998. Puis il a été affecté au lycée de Mont-de-Marsan et, enfin au collège d'Aire-sur-l'Adour. Il faisait tout pour intéresser les jeunes, même les moins motivés, à faire du sport.

Le drame

Ce funeste dimanche 24 avril, Jean-Pierre Tison roule près de Montech et il se sent fatigué et voudrait s'arrêter pour se reposer. Mais impossible de s'arrêter : la route est étroite et les platanes si serrés qu'il n'y a pas de place pour se garer entre deux. Et pan, dans un platane...Malgré les air bags, l'hôpital de Montauban diagnostique « une fracture des vertèbres cervicales et un hématome cérébelleux inter-hémisphérique touchant la tente du cervelet et un hématome du cou ». Il est soigné aux soins intensifs. Conscient, il fait des projets avec ses proches. Puis, se croyant sans doute presque tiré d'affaire, il demande à être transféré à l'hôpital de Nogaro, où il reste du 3 au 7 mai. C'est ce matin du 7 mai qu'on le retrouve dans le coma et qu'il est transféré à l'hôpital d'Auch. Il ne reprend pas conscience et son décès est constaté le lendemain.

Sa dépouille sera visible à partir du mercredi 11 mai au salon funéraire Peyret à Nogaro et la crémation aura lieu vendredi 13 mai à 13 heures à Mont-de -Marsan.

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