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Un des artisans de la rénovation du vignoble autour d'Aignan

DR Damien Gr  Yves Grenier 4.jpg

Yves Grenier nous a quittés

Habituellement, quand on dit ou écrit ce qu'on appelait une oraison funèbre, on ne parle que des qualités du défunt. Mais pour parler d'Yves Grenier (décédé le 15 février), nul besoin de se censurer. Que ce soit ses proches, ses collègues vignerons, ses camarades anciens combattants, ses anciens administrés de Bouzon-Gellenave dont il fut maire, nous n'avons entendu aucune critique de l'homme, du vigneron, du maire, du président de la Cave d'Aignan. Et cela pas seulement depuis son décès, mais pendant les douze dernières années, alors que nous étions voisins.

Un époux qui s'est occupé de sa belle-mère impotente, puis plus tard de sa femme, victime d'u accident vasculaire cérébral qui n'a pas régressé. Un père qui veillait sur chacun de ses trois enfants. Une anecdote : son fils Damien se souvient de son bonheur lorsque, tout petit n'ayant encore jamais pêché, Yves l'aida à faire mieux que ses sœurs.

Cette attitude « respectueuse des autres », Yves l'avait déjà étant enfant. Sa sœur Monette s'en souvient : il ne portait pas de jugement.

Cette gentillesse, cette disposition à respecter les autres, Yves l'a montrée aussi dans sa vie professionnelle. Il était toujours à l'écoute. De plus, « droit, intègre, il n'aimait pas les racontars », nous dit Pierre Duffer, qui a été administrateur de la Cave d'Aignan quand Yves en était président. Il dit encore : « Quand il s'engageait dans des responsabilités, ce n'était pas juste pour obtenir un titre, il les assumait à fond ». C'est d'ailleurs la pression de ses collègues qui l'a pratiquement obligé à prendre les fonctions de président de la Cave. Il les a prises par devoir. « J'ai été catapulté ! », avait-il dit à son fils.

Son don et son tact pour aplanir les divergences fait l'unanimité de ceux qui l'ont côtoyé dans les nombreuses réunions que nécessitait le plan de redressement de l'appellation Saint Mont. « Fédérateur » est un mot qui lui va bien. Et c'était un bon vivant.

Il manque déjà beaucoup à tous, d'autant plus qu'il était toujours là quand on avait besoin de lui, pour une aide, pour un conseil ou, simplement pour vous remonter le moral.

Quelques dates-clés – Né le 17 octobre 1933 à Margouët-Meymes dans une famille d'agriculteurs, il étudie à l'école de Margouët, puis à Aignan et à Éauze, où il est un élève brillant. Il fait son service militaire de 1954 à 1956 au 4e régiment de zouaves en Tunisie. Il est clarinettiste dans la musique du régiment et il gardera toujours des liens avec deux de ses camarades musiciens.

À son retour, il épouse Paulette Pérès le 15 juin 1957 avec laquelle il s'installe à Bouzon sur l'exploitation agricole familiale de Paulette. Trois enfants naissent dans son foyer, Betty, Véronique et Damien. Il construit sa maison en 1964. En 1971, il devient maire de Bouzon-Gellenave pendant la durée d'un mandat. Pour assumer pleinement ses fonctions à la Cave d'Aignan, il ne se représente pas comme maire, mais reste conseiller municipal.

Outre son engagement dans le vignoble, il est membre de la Fédération des anciens combattants et de la Société bouliste aignanaise.

Il a eu cinq petits-enfants : Guillaume, Olivier, Lauriane, Christelle et Maël. Un détail qui le décrit bien : alors qu'l était déjà fatigué, il a écrit le journal de ses souvenirs pour répondre à la demande de sa petite-fille Christelle.

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