Le Festival du court en Armagnac a dévoilé son palmarès

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Le 5e Festival du Film Court en Armagnac s'est déroulé le week-end dernier, les 23 et 24 octobre, au Cinéma Le Gascogne. Les films ont été projetés dans d'excellentes conditions et l'ambiance au village du festival était très chaleureuse.

Trente séances ont été proposées durant tout le week-end, elles ont permis d'attirer un public conséquent qui représente 866 entrées au total, comparé aux 570 spectateurs de 2020, les organisateurs peuvent donc montrer leur satisfaction bien qu'ils doivent constater que l'obligation du pass sanitaire a sans doute découragé certaines personnes

Florian Duval de l'association "Le Tarin"  remercie vivement tous les cinéastes ainsi que les producteurs, diffuseurs et équipes techniques des films ayant permis que ce festival soit de si bonne qualité.

Il remercie également les réalisateurs qui ont honorés le festival de leur présence et avec qui tous ont passé un "très chouette moment" : Sylvie Berthou et les Gnunn's ; Chryssa Florou ; Dimitri Cournède ; Victor Bindefeld et Grégoire Bensimon ; Olivier Chapelle ; Vivien Laval et  Lolita Bournac

À l'année prochaine, donc ! Un souhait partagé également par Gérard Cassou des Lumières de la Ville.

Voici le palmarès et les prix décernés uniquement grâce au vote du public, comme déjà lors de l'édition précédente, en 2020.

Sprötch, drôle de nom pour un court-métrage non ?

Il n’y a pas que le nom du film qui est drôle, enfin avec une certaine dose d’humour noir tout de même. Le réalisateur belge du court-métrage L’Ours Noir avec Méryl Fortunat-Rossi, Xavier Seron a enchainé ensuite en solo son premier long-métrage "Je me tue à le dire" non dénué d’humour noir également. Xavier Seron montre une prédilection pour l’humour grinçant et il a une certaine propension à tourner en noir et blanc.

Et puis dans Sprötch, il n’y a rien de trop. Le moindre détail est là pour préparer le spectateur à certaines scènes. Un petit élément par-ci, par-là qui n’a pas grand intérêt à l’instant T et qui le devient un peu plus tard dans l’histoire : un avion dans le ciel, une porte de garage ainsi que le bruit de l’écrasement d’un oiseau mort par une roue de vélo par exemple, mais chut !.

Les vingt minutes du film passent à une vitesse folle. L’histoire tellement riche en sujets pourrait tenir sur un long-métrage. Le tout est accompagné de musiques classique et baroque.

"Le monde en soi" est un film d'animation de 18 minutes : une jeune peintre préparant sa première exposition s’investit dans sa création jusqu’à perdre pied avec le réel et sombrer dans un chaos hallucinatoire. Dans la claustration d’une clinique, elle se reconstruit lentement par la peinture et l’observation quotidienne d’un écureuil à travers la fenêtre.

"Mondo domino" : dans un vacarme de tronçonneuses assourdissant, des bûcherons fredonnent gaiement en abattant des arbres destinés à servir de décor pour un défilé de mode. Ainsi débutent les premières images de ce court métrage déroutant et saisissant à la dérision débordante. Le tout animé sur un "Boléro" de Ravel revisité a cappella de manière ensorcelante par le Trio Domino. L’œuvre cruellement bien choisie puisque ce chef d’œuvre fût le dernier de Maurice Ravel, avant l’atteinte cérébrale qui le condamna tout le reste de sa vie au silence. Cette satire parodique contemporaine, sur ton de tragi-comédie musicale, dépeint en six minutes,  à sa manière, toute la sottise et l’excès de l’espèce humaine qui s’auto-détruit sans en prendre conscience, à une vitesse terrifiante vers un monde qui court à sa perte, dans un dynamisme débridé.  

Sur la musique de la fameuse Marche pour la cérémonie des Turcs composée par Lully pour Le Bourgeois gentilhomme de Molière, dans un espace boueux, huit couples s’efforcent de danser le menuet dans les règles de l’art. Le sol glissant les prive de tout appui sûr et les chutes se multiplient sans jamais troubler l’inexorable cadence de la musique royale de Lully. Un seul plan unique où l’on voit les efforts désespérés de cette société pour rester digne coûte que coûte alors que tout fout le camp sous eux…Comique grinçant, comique poignant. Exaspération par moments d’entendre cette même musique lancinante indéfiniment reprise, sans même entrevoir que ça puisse se terminer.

Pendant le confinement, tout le monde en Espagne montre sa gratitude au personnel soignant depuis ses balcons ou ses fenêtres et applaudit les soignants à 20 heures. Greg aimerait les rejoindre pour participer, mais il est emporté dans une crise de couple en ligne.

Durée : 5 minutes -  Avec Vanessa Benavente et Gerald B. Fillmore, également le réalisateur.

À découvrir en cliquant sur ce lien - Durée : 5 minutes 

Kiki le canari n’a jamais connu que sa petite cage et la vieille dame qui le nourrit. Il se rêve virevoltant avec les oiseaux libres du dehors. Quand enfin la porte de la cage reste entrouverte, il s’échappe et découvre le grand dehors dans lequel il faut savoir voler. Être un oiseau libre, ça fait peur finalement. Film d'animation d'une durée de 6 minutes.

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