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Bach, Mozart, Poulenc : encore un concert inoubliable !

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À l'initiative des Amis de l'Orgue de Condom

À 16 heures, dimanche 20 octobre, le président de  l'association les Amis de l'Orgue de Condom, Gabriel Roujou de Boubée, avec son talent oratoire,  a introduit  le concert ; l'orchestre l'Enharmonie, dirigé par Serge Krichewsky, et l'organiste Emmanuel Pélaprat se sont unis pour offrir, au public, un magnifique spectacle automnal.

Les deux parties du spectacle ont débuté par des interprétations d'œuvres de l'incontestable et incontesté maître, Johann Sebastian Bach (1685-1750): la Fantaisie BWV 572 et le choral « O Mensch, bewein» BWV 622 qui ont été exécutés sans faille grâce à la parfaite maîtrise de l'instrument que possède Emmanuel Pélaprat.

Ensuite, avec la Symphonie n°39 KV 543 de Wolfgand Amadeus Mozart (1756-1791), en quatre mouvements, les trente quatre musiciens et leur chef, Serge Krichewsky, ont régalés et ont su satisfaire le besoin musical des spectateurs.

 

Le comble, le sommet, l'apogée du concert, s'est effectué lors de l'interprétation du Concerto pour orgue, cordes et timbales de Francis Poulenc. Les deux groupes instrumentaux se sont rassemblés, associés pour présenter cette pièce musicale dont la dédicace suivante figure sur le manuscrit «dédié très respectueusement à la Princesse Edmond de Polignac, Octobre 1938». Poulenc disait encore: «Ce n'est pas un concerto da chiesa, mais en limitant mon orchestre aux cordes et à trois timbales, j'ai rendu l'exécution possible à l'église».

En effet, dans cette œuvre, l'orgue tient le rôle des vents. Le concerto se joue sans interruption, comme s'il n'y avait qu'un seul mouvement. En réalité, il se divise en sept parties. Des liens et des métamorphoses thématiques assurent la cohésion de cette pièce musicale. Ce morceau ne ménage pas nos émotions qui sont perpétuellement en éveil. Des épisodes très contrastés se succèdent allant de la douceur à la violence, de la clarté au mystère, de la sérénité au tourment, avec des mélodies où l'on se surprend en train de rêver et des traits évoquant les horreurs du début du siècle !

Les deux ensembles musicaux tantôt dialoguent, tantôt se mélangent et se mettent réciproquement en valeur. Jean Roy disant : «le profane et le sacré y contractent une alliance qui correspond à la nature profonde de Poulenc». Que dire après cela mis à part que tous ces talentueux musiciens se sont réunis dans l'esprit de la grandeur musicale !

Encore un immense moment musical à la cathédrale de Condom grâce aux « Amis de l'Orgue de Condom» et à tous les splendides interprètes qui ont surmonté la difficulté technique : quatorze mètres séparent l’orchestre de l’orgue perché sur sa tribune. Le public, toujours fidèle et nombreux, en est resté coi !

Photos Marc Le Saux

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