Les difficultés des professionnels de santé de la maison médicale de Nogaro

La communauté de communes cherche à les résoudre

Lors de la réunion du conseil de la Communauté de communes du Bas-Armagnac (CCBA) le 26 janvier, la présidente, Élisabeth Dupuy-Mitterrand, a évoqué le problème des relations entre l'ARS (Agence régionale de santé) et les médecins installés dans la maison de santé. Ceux-ci se plaignent que les coûts générés par les exigences de celle-là, en matière de logiciels etc., soient exorbitants, au point que les subventions prévues ne suffisent pas à y faire face. Selon la Sisa (Société interprofessionnelle de soins ambulatoires) des professionnels de la maison de santé de Nogaro, « Les frais, très importants, pénalisent les professionnels actuels mais dissuadent aussi d'autres professionnels susceptibles de s'installer ».

De plus, les règles édictées par l'ARS changeraient fréquemment.

La présidente de la CCBA cherche des idées pour améliorer cette situation. Situation d'autant plus déplorable que, selon ses mots, la maison médicale de Nogaro est celle qui fonctionne le mieux dans le Gers.

Gille Garet, conseiller à la CCBA et médecin qui vient de prendre sa retraite, estime que le temps n'est plus où l'on pensait que « les médecins sont libéraux, donc pleins de fric ».

La Sisa et les membres de la commission « Finances et personnel », réunis le 14 décembre, s'accordent à dire « qu'il faut chercher des solutions pour accompagner l'installation de nouveaux professionnels en trouvant des pistes pour réduire les charges, mais aussi en interpellant l'ARS dont les subventions ne sont pas à la hauteur des charges générées par ses exigences. »

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Elisabeth Dupuy-Mitterrand
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