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Expression - En guerre, mais en panne de réactivité

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Des professeurs dermatologues sont en colère concernant la non-utilisation de la chloroquine. Les interrogations sur les décisions du gouvernement se multiplient…

Hier, nous avons publié une tribune exprimant la rage des médecins et personnels soignants, face notamment à la pénurie de masques amplifiée par le retard pris par le gouvernement pour réagir et lancer les commandes indispensables (lire la tribune – cliquez ici).


Aujourd’hui, ce sont des médecins qui s’indignent à propos du tir de barrage contre le traitement expérimental du coronavirus réalisé par le Professeur Raoult. « Notre gouvernement ne prend pas les bonnes décisions, et a toujours un temps de retard » s’indigne une dermatologue de la région.

Or, comme pour le confinement, comme pour les tests, comme pour les masques, tout retard coûte ou coûtera des vies. Combien de médecins, d’infirmières, de personnels soignants vont-ils être contaminés faute de masques pendant plusieurs semaines ? Combien de personnes dans leur entourage vont-elles être infectées ?


On est paraît-il en guerre, mais en guerre on doit décider très vite, et souvent prendre des risques. C’est le rôle premier d’un chef de guerre de savoir trancher sans attendre pour ne pas avoir toujours une bataille de retard.

Le comité scientifique a dit… le comité scientifique pense que… le comité scientifique demande de… les Français commencent à s’interroger sur la manière dont le pouvoir politique se réfugie en permanence derrière ces experts, aussi savants soient-ils.


Déjà la pandémie fait plus de 1500 morts par jour dans le monde. A t-on le droit de ne pas prendre en compte l’avis du Professeur Raoult, dont la compétence est reconnue dans le monde entier ? Ce dernier considère simplement que la molécule de la chloroquine (hydroxychloroquine) est « prometteuse » face au coronavirus parce qu’elle semble en mesure de réduire la charge virale (production du virus par le malade), si le traitement est appliqué au début de l’infection, et même de la faire disparaître au 5e ou 6e jour. Si ces effets se confirment, l’intérêt est double : réduire la propagation du virus et sauver le patient.

En réalité, le Professeur Raoult a relevé qu’il existait un anti-paludéen sur lequel « on a un énorme retour clinique (depuis 1949) qui donne de bons résultats et qui est prometteur face à certaines contaminations virales, et particulièrement le coronavirus ». C’est ce qui l’a poussé à utiliser la chloroquine pour soigner certains de ses patients.


Jusqu’à récemment, la chloroquine était en vente libre dans les pharmacies. Et très largement utilisée pour lutter contre le paludisme, mais aussi pour soigner la polyarthrite et les lupus. « En dermato, nous connaissons très bien ce médicament. Il est sans danger sur un traitement de 10 jours. On connaît parfaitement les effets secondaires et les précautions à prendre avec certaines personnes à risque ou âgées » précise encore un médecin.

« Le gouvernement a lancé une étude, mais sur les sujets gravement atteints. C’est-à-dire lorsque ce médicament ne sera que très peu efficace et à un moment où les effets secondaires peuvent comporter des risques ».


Plusieurs médecins, dans le privé et dans les hôpitaux, ont décidé d’utiliser ce traitement sans attendre de nouveaux essais cliniques et une décision gouvernementale qui prendra du temps. « Au pire, le traitement n’aura pas les effets espérés. Mais dans cette situation d’urgence, nous devons tout essayer surtout s’il n’y a pas de risque ». Plusieurs personnalités dans différents domaines ont lancé des appels pour que ce traitement soit utilisé immédiatement.

Il faut savoir que le médicament (Plaquénil) est disponible, que Sanofi dispose de stocks pour traiter 150.000 personnes pendant 10 jours (une boîte de 30 comprimés pour 10 jours de traitement coûte 4,17 euros) et qu’il peut lancer une production importante.


Une fois encore, des semaines vont s’écouler en attendant que le fameux comité scientifique valide (ou pas) ce traitement expérimental. Si la chloroquine confirme ses promesses, alors ce retard aura coûté de nombreuses vies.

Comme le dit le Pr Jean-Luc Harrousseau, ancien directeur de la HAS : « Rien à perdre et tout à gagner ». Encore une fois, quand l’on se déclare en temps de guerre, chaque minute est précieuse.

On ne peut que souhaiter que l’exécutif se ressaisisse et qu’il évite également des injonctions contradictoires très mal comprises. D’après le dernier sondage publié par France Info, la confiance des Français décroche brutalement. C’est une tendance qu’il faut absolument stopper pour que tout le monde se mobilise sans états d’âme.


Appel de Philippe Douste Blazy – cliquez ici

 

 

 


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