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Petite parenthèse

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Motus et bouche cousue !

Les journalistes n’ont visiblement  pas bonne presse ces derniers temps.

Le président américain s’en méfie comme de la peste, allant jusqu’à préférer « twitter » ses informations plutôt qu’à tenir une conférence. Et le président français (qui aurait bien aimé organiser un casting de la profession pour ses déplacements) ordonne à ses troupes de rester muettes au sortir des conseils des ministres, afin de prévenir toute fuite.

Ajoutez à cela des présentateurs du JT qui disparaissent du PAF d’un coup de baguette qui n’a rien de magique, et le tour est joué.

Il semble bien que nous entrions  dans l’ère du « motus et bouche cousue ».

L’expression « bouche cousue » remonte au  XVème siècle, où l'on intimait ainsi l’ordre aux gens de rester discrets, avec cette métaphore très évocatrice. « Motus » serait né au XVIème siècle, sans doute par analogie plaisante avec le mot latin mutus (qui signifie muet), et pouvait se traduire alors par « pas un mot ». Il aura fallu attendre le XXème siècle pour que les deux expressions fusionnent et renforcent cette idée de … « Mais taisez-vous donc ! » façon Finkielkraut.

Et si Donald Trump, d’ici quelques temps, devenait trop défiant vis-à-vis de Twitter, il pourrait toujours passer à Snapchat - vous savez, ce message « fantôme » qui se détruit sitôt lu ? Et hop ! Ni vu ni connu !...

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