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Petite parenthèse

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Pendaisons de crémaillères

On ne badine pas avec les locations immobilières sur Paris. État des lieux ou pas, sitôt les cartons des anciens locataires de l’Elysée, Bercy, et autres ministères terminés, les nouveaux étaient déjà là ! Embrassades sur le perron, poignées de mains chaleureuses (ou pas), « Bon courage ! » lancés à la cantonade, et zou... chacun chez soi. Dans de nouveaux cabinets de fonction ou appartements de luxe s’entend !

Il va y avoir un paquet de crémaillères à pendre dans le secteur ! Mais qui est cette pauvre crémaillère que la tradition populaire veut pendre à tout prix lors d’un emménagement ?

Il faut remonter une fois de plus au Moyen Âge, à l’époque où les cheminées avaient encore droit de cité dans les maisons sans être montrées du doigt pour pollution.

La crémaillère était cette pièce de métal munie de crans,  fixée au dessus du foyer afin de suspendre un récipient à la bonne hauteur pour adapter la cuisson. Selon que l’on montait ou descendait, on pouvait  mettre à feu doux ou à feux vif, comme on dit aujourd’hui dans les livres de cuisine.

Autrefois, voisins et amis venaient naturellement donner un coup de main à la construction de la maison. Lorsque la crémaillère était enfin installée, cela  signifiait que tout était terminé, et  qu’il était temps de l’étrenner en passant tous à table autour d’un repas bien mérité.

La tradition perdure encore aujourd’hui, avec l’habitude d’offrir un cadeau aux nouveaux occupants du logement. Mais là, pour le coup, on va attendre - les journalistes notamment - de recevoir les invitations…

Retrouvez d'autres "Petite parenthèse" de Marielle Fourcade sur son site http://www.lechoixdesmots.fr

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