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Petite parenthèse

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"Bellum intestinum"

Si vous avez pris une semaine de RTT (espèce menacée de disparition) au lendemain du 7 mai, vous avez bien fait. Mais vous avez alors raté les épisodes de « Plus vite la France !». Et il s’en est passé des choses.

Pour essayer de résumer, disons qu’à la suite de l’élection d’Emmanuel (le fils « prodige »), François, qui l’avait un peu boudé depuis son départ précipité de la maison, lui ouvre à nouveau les bras et son cœur de papa attendri, ébloui par tant de gloire. Mais un peu effrayé par sa fougue, il  l’exhorte à d’avantage de retenue.

Manuel  (l’autre fils chéri), se sentant  une fois de plus évincé, poussé par son ego et la jalousie, exige d’obtenir une investiture pour les législatives au tout nouveau parti d’Emmanuel. Qui lui-même, se souvenant avoir été sermonné sur les bancs de l’Assemblée devant tout le monde, lui tourne le dos en faisant la moue et le renvoie faire la queue derrière la cohorte de candidats au poste.  Benoît (le cadet), qui a lourdement échoué aux examens, vise le repêchage mais peine à trouver des compagnons de galère.

Dans l’autre camp, Marion, la petite-fille, jette l’éponge. La tante, qui a d’autres chats à fouetter, lui donne le feu vert. Mais le papy, toujours vert lui aussi dans ses propos, considère ceci comme une désertion et un drame politico-familial, puisqu’il avait déjà misé ses espoirs sur l’arrière petite-fille (3 ans !) et craint l’effondrement de son empire.

Heureusement, ces querelles intestines (que Cicéron nommait Bellum intestinum, qui signifie "guerre à l’intérieur d’un groupe") ne semblent pas troubler l’objectif premier de tous ces belligérants qui clament, haut et fort, vouloir avant tout le bonheur de la France et des Français. Nous voilà rassurés…

Retrouvez d’autres « Petite parenthèse » de Marielle Fourcade sur son site http://www.lechoixdesmots.fr

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