"Luxuriances et Mystères" formes végétales, animales, personnages..Leslie Varela improvise, ses toiles sont entre rêveries et légendes.

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Photo : L'artiste devant "Muses et Perroquet"

Leslie Varela est une artiste peintre américaine qui a traversé les océans pour s’installer sur le vieux continent,  emportant avec elle dans ses bagages, sa peinture, d’une invention poétique étrange,  mystérieuse, colorée..ne laissant certainement pas indifférent le regard du visiteur !

Vendredi soir, à l’occasion de son vernissage à l’Office de tourisme du Savès, organisé par  Eric Jegou ( Président de l’OT du Savès)  aidé pour la mise en place du cocktail par Christelle et Séverine ( Hôtesses de réservation ) et de Corinne ( bénévole qui parcourt la région à la recherche de nouveaux talents ).

 Parcours de l’artiste  

LJDG : Pourriez-vous nous expliquer votre parcours depuis les Etats-Unis jusqu’à votre arrivée en France, ici même dans le Gers.

LV : «  Je suis originaire de Pennsylvanie, j’ai suivi des études en philosophie, puis je me suis mariée avec un français, nous nous sommes installés dans le région d’Hossegor Cap Breton, mais l’été dernier, nous avons ouvert un restaurant à Lombez. Nous avons été conquis par les paysages gersois, ils me rappellent la Pennsylvanie, par ses horizons verts et vallonnés. On retrouve beaucoup d’arbres fruitiers, tels que cerisiers, pommiers..une agriculture omniprésente, tout est tellement magnifique , je me sens bien dans le Gers et le sud-ouest français. C’est vrai, je me sens vraiment chez moi ici, contrairement à Capbreton qui est beau mais plus impersonnel ».

LJDG : Quel a été votre chemin pictural

LV : «  J’ai étudié la peinture dans la plus ancienne école de Pennsylvanie «  The Pennsylvania Academy.  J’ai commencé cette école à 18 ans, dans les années 80, les enseignants poussaient les élèves débutants à s’exprimer. Les couleurs, la lumière m’interpellaient déjà, je m’amusais à analyser, afin d’approfondir les techniques picturales. J’avais du mal à trouver ma place aux Beaux-Arts par mon fonctionnement, ma manière d’aborder la peinture, je n’étais pas comme les autres étudiants. Et, aujourd’hui en France, je suis comme cela aussi, et cela me convient car je n’aime pas suivre les tendances. Un ami peintre m’a dit un jour «  tu as oublié le XXè siècle en peinture », ma peinture reste classique, mais ma démarche est sincère, je ne me vois pas faire autre chose. Les animaux se retrouvent ainsi dans des paysages naturels, des personnages les entourent. »

LJDG : Sur l’affiche, on vous voit poser dans la même attitude « qu’Olympia », oeuvre de Manet, pourquoi avoir choisi cette œuvre précisément pour mettre en avant cette exposition ?

 LV : « Tout d’abord, Manet est mon peintre préféré, premier artiste de l’art moderne. C’est une école qui peut donner accès à la peinture à celui qui le souhaite. Je me sens liée au passé, et certains artistes m’ont ouvert la route, c’est aussi ma manière de leur rendre hommage. Je reconnais ma place, certains sont derrière moi, d’autres devant. Je propose aussi, de faire participer des écoles de Samatan pour leur transmettre l’envie de peindre. »

LJDG : Vous exposez 28 toiles, avec des titres variés et originaux, on aperçoit ici un garçon qui tient une lumière..une toile à la fois visionnaire et de science fiction ?

LV : «  Il se trouve sur une scène avec un rideau rouge, on découvre derrière la scène ce qui se passe pour lui. Il est magicien avec la lumière et possède un monde à lui. Cela peut représenter aussi le danger que la terre puisse s’éteindre un jour. C’est un peu mon cri du cœur. Comme prévenir du danger de l’existence et de sa possible fin. Tout est précieux de nos jours, les animaux, la nature. »

LJDG : Dans vos œuvres vous représentez un certain nombre de perroquets de toutes les couleurs ?

LV : « Ce sont des formes connues, c’est un oiseau à la fois majestueux et exotique. J’utilise aussi différentes matières comme du contreplaqué en partant de scènes réelles, j’apporte ensuite mon imaginaire. »

LJDG : Dans ce petit espace, vous avez préparé une mise en scène par une série de toiles, que vous présenterez aux enfants qui vont venir peindre avec vous ?

LV :  « En effet, je vais faire découvrir et comprendre mon travail. J’ai contacté six classes plus une maternelle, je souhaite par ce biais à la fois les initier et leur faire découvrir l’art pictural à travers des natures mortes ».

LJDG : J’aimerais conclure en vous posant cette dernière question, d’où vous vient cette passion pour les animaux que l’on retrouve nombreux dans vos œuvres ?

LV : «  Cette passion vient de ma grand-mère, qui, elle aussi était passionnée par les animaux, m’enseignant les chants des oiseaux. J’ajoute que deux amis artistes, un peu différents dans leur démarche, vivent près d’ici, Maurice Roux (photographe) et Hermann Heinzel ( peintre et écrivain) sont tous deux très attirés par les animaux, l’un sur les animaux en général,  et l’autre notamment sur les oiseaux de toutes sortes, il a écrit plusieurs livres, dont le dernier est « Bird of the Bohemian Grove »..

 

L’exposition est à découvrir à l’Office de Tourisme de Samatan jusqu’à la fin du mois.

Heures et jours d’ouverture : Lundi  10 à 12 h   Jeudi 15 h à 17 h 

Mercredi matin de 10 h à 12 h

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Près de "Lady Godiva" personnage féminin crée en contreplaqué et peinture colorée
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"Dame Victoire et oiseaux"
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"Portrait of Lady Bird Johnson"
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"Boy magicien et ses animaux, derrière le rideau"
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"King of the jungle"
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"Olympia sur un lit de fleurs"
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"Ménine"
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vernissage
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idem
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