La charte du PNR est en cours d’élaboration… sa version 2 est disponible. Que peut-on y lire ?
– Protéger et valoriser le patrimoine naturel et culturel, notamment par une gestion adaptée des milieux et des paysages.
– Contribuer au développement économique, social, culturel et à la qualité de vie.
– Préserver les milieux humides.
– Agir pour une campagne vivante, une ruralité réinventée, heureuse et accueillante.
– Prendre en compte la biodiversité, les réservoirs écologiques et les corridors naturels.
– …
De belles promesses, et pourtant !
Le Parc naturel régional de l’Astarac se veut un écrin de nature préservée, une promesse de biodiversité et d’harmonie entre l’homme et son environnement.
Pourtant, en son cœur, une contradiction béante : le centre de tri de Masseube. Une telle infrastructure, avec son lot de nuisances, trahit l’idéal même d’un PNR. Situé en zone inondable, il menace les sols et la rivière Gers, risquant, en cas de crue, d’entraîner avec lui déchets et polluants. À cela s’ajoute la menace d’un incendie, un danger bien réel dans ces sites où s’accumulent matériaux inflammables et fermentations incontrôlées, un risque accru par la proximité immédiate du village et de la rivière qui, en cas de catastrophe, se retrouveraient en première ligne.
Comment imaginer un parc naturel cerné par les odeurs d’un centre de tri, où l’air s’alourdit de relents persistants ? Comment concilier l’idée d’un espace protégé avec l’omniprésence des camions, abîmant les routes, augmentant les émissions polluantes et le risque d’accidents, défigurant le paysage par leur incessant ballet industriel ? Ce qui devrait être une oasis de calme et de beauté risque de se transformer en un territoire marqué par le bruit, la pollution et la dégradation environnementale.
Un parc naturel ne peut être une simple étiquette apposée sur un territoire ; il doit être un engagement sincère en faveur de la nature et de la qualité de vie. Maintenir un centre de tri en plein cœur de ce projet, c’est nier cette ambition, c’est poser une ombre indélébile sur ce qui aurait dû être une vitrine de préservation. Si ce PNR veut être plus qu’un simple artifice administratif, il doit impérativement revoir son périmètre et exclure ce centre de tri, faute de quoi il ne sera qu’un label creux, discrédité dès sa création.
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