Valentin Muradore : « NOUS SOMMES TOUS 100 % FLEURANTINS »

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Absent pour cause de blessure, le talonneur de l'ASF témoigne de son amour pour le club

Ce dimanche, Fleurance va jouer son maintien contre Mauléon. Ayant ramené le bonus défensif (défaite 21-16) à l’aller, l’ASF n’a pas d’autre choix que de gagner. Blessé lors du match face à Graulhet, Valentin Muradore doit suivre la fin de saison de l’ASF depuis les tribunes. Après dix-neuf matchs joués cette saison, le talonneur fleurantin nous livre ses impressions avant le rendez-vous crucial antre son club et Mauléon.

 

- Valentin Muradore, votre équipe va jouer peut-être son avenir dimanche…

- C’est compliqué. Nous n’avions jamais connu cette position-là à Fleurance… L’ambiance au club est un peu compliquée depuis la mi-janvier. Depuis que nous savons que nous allions jouer le maintien. En décembre, on était encore dans les clous. Mais en janvier, les deux défaites à la maison (contre Marmande et Anglet) nous « tuent ». Nous, joueurs, ne sommes pas habitués à cela. Et je pense que les supporters de l’ASF n’y sont pas habitués non plus.

- Mais ce dimanche, une victoire contre Mauléon vous permettrait de vous sauver ; en fonction aussi du résultat entre Marmande et Salles. Que vous inspire ce match face à Mauléon ?

- Je connais bien cette équipe. Au match aller, nous n’étions pas loin de gagner là-bas, puisqu’à la 60e minute nous étions devant. C’est une belle équipe qui, il faut le rappeler, est montée cette saison. J’ai envie de dire que ça va être une belle partie devant. Ce sera au plus vaillant. J’espère que les copains vont faire le nécessaire pour gagner… Certains joueurs de chez nous vont finir leur carrière sur ce match-là. Ils vont y mettre du coeur. Et si on y met du coeur, on y met du combat. Et si on y met du combat, il y aura la victoire. J’espère. Si on fait notre job en conquête, ça passera ; comme on avait fait là-bas.

- Avec ce dernier match de la saison, c’est un chapitre de l’ASF qui pourrait se clore ce dimanche, non ?

- Un chapitre long. Mais un autre chapitre va s’ouvrir. Que ce soit en Fédérale 1 ou encore en Nationale 2… Avec ces histoires de clubs aux soucis financiers (Dijon, Bédarrides), on sait rien. Même nous, les joueurs, sommes dans l’incertitude sur notre avenir. Maintien, descente, on ne sait pas où on va être la saison prochaine.

- De toute façon, il vous faut gagner face à Mauléon…

- Si nous gagnons ce week-end, et que, de son côté, Salles gagne à Marmande, nous passerions devant Marmande au classement, et nous serions sauvés.

- Personnellement, la saison prochaine, vous serez toujours à l’ASF ?

- Je ne sais pas. Pour l’instant, nous sommes tous dans notre bulle. Nous sommes tous 100 % fleurantins jusqu’à la fin de la saison.

- On peut comprendre que chaque joueur essaie de gérer au mieux sa carrière…

- Exactement. Mais étant fleurantin de base, fleurantin de coeur… ça va dépendre de l’ensemble des joueurs. Ce n’est pas que moi. Nous sommes soudés depuis quatre ou cinq ans. De vrais Fleurantins, comme les Bertolissi, Barrieux, Cantaloup, Espinasse… on essaie d’être ensemble.

- Même avec un maintien acquis ce dimanche, Valentin Muradore, vous le vrai Fleurantin, ce n’est pas certain de vous voir la saison prochaine avec ce maillot ?

- Par forcément, parce que, à côté, j’ai un travail aussi. Je suis commercial itinérant. Je trouve que cette Nationale 2 est compliquée, car nous sommes entre le professionnalisme et le semi-professionnalisme. C’est quand même exigeant, avec trois entraînements par semaine. En ayant quarante heures de travail à côté, je trouve que c’est compliqué de faire du rugby à haut niveau. Et c’est comme ça que je me blesse, avec une entorse du croisé… Je n’ai plus de croisés d’un côté, je me suis fait déjà opérer deux fois ; de l’autre, je n’ai plus de ménisque. Cinquante match en Nationale 2, ça use… Être utilisé au rugby, tant mieux ; mais il y a aussi une vie de famille à côté. Il faut gérer.

- Pour finir, un petit message ?

- Oui, avec un peu d’humour, j’ai un petit message particulier pour Mathieu Lamoulie : juste pour lui rappeler que je reste invaincu à la coinche cette année.

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