Une rencontre étonnante : Aline Llareus-Dinier, critique d' art, diplomée d'Etat et écrivain

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Photo : Tout à fait sur la gauche, Aline Llareus-Dinier, lors du vernissage des Muses d'Europe

Rencontre

C’est une journée pas tout à fait comme les autres, les « Muses d’Europe » exposent au Musée Campanaire de la ville, c’est dans une ambiance conviviale que les peintres se retrouvent après plusieurs mois de silence. Pas dans leurs ateliers, puisque l’Art avec un grand A reste vivant pour chacun d’entre eux, la création dominant les tracas du quotidien,

Ainsi, une muse un peu différente des artistes se détache du groupe, c’est Aline Lleureus-Dinier, passionnée d’Art, et critique d’Art, littéraire, et création poétique par des Maîtres de chaires tels que ; René Fromilhague, Michel Descaudin, Jacqueline Bellas et Madame Malavelle,

Elle arrive, silhouette menue, enveloppée d’une cape aux couleurs d’automne, dès le premier abord, on perçoit une belle personnalité, un tempérament décisif, le regard observateur, elle est dans la réflexion sur l’exposition….Quand elle s’exprime, on comprend qu’elle a le sens du partage, racontant quelques bribes de sa vie, des artistes qu’elle a croisé, transmettant à ceux qui l’écoute, sa joie de vivre, son sens de la répartie, sa culture, sa gentillesse,

Son parcours est exceptionnel, et rare, sont les femmes à avoir atteint un diplôme d’État à une époque où elles ne pouvaient accéder à une telle référence...elle est dans la bienveillance, dans l’écoute, une sorte de moment privilégié.

Une vie bien remplie, un tempérament téméraire, une volonté

Cette toulousaine est née le 31 mars 1942 à Foix, de père catalan (Pyrénées Orientales) et de mère champenoise (Marne). Elle y réalise ses études jusqu’au Bac en Lettres Modernes, option Arts-Plastiques au Lycée Gabriel Fauré avec comme professeur de dessin René Isaure, et pour la couleur M.Bouleau. Elle se passionne pour le dessin et la peinture à une époque où partir suivre les cours parisiens de l’école des Beaux-Arts n’est pas souvent accepté par la famille. Elle choisira les options qui la conduiront à la critique d’art. Cette étudiante se dirigera vers la littérature , et verra son choix couronné par l’obtention d’une Maîtrise dans la critique littéraire et la création poétique….

En 1972, Aline Llareus-Dinier rentre à la Dépêche du Midi, où elle devient titulaire de la rubrique : « Itinéraire artistique » jusqu’en 1989 .Son style clair et incisif, sa passion pour la création en général séduiront le monde de la Recherche Fondamentale et Appliquée. De 1973 à 1974, elle prolonge ses études à l’Institut des Arts de la rue du Taur à Toulouse.

Elle continue à poursuivre sa route à Toulouse, ville d’art mais aussi ville de technologie qui sera pour Aline Llareus, un terrain idéal à la démonstration du lien intime entre création artistique et scientifique. Douée pour l’écriture, ouverte aux découvertes, elle signera de nombreux ouvrages sur un large spectre culturel artistique, recevra de multiples récompenses, bref une femme au destin rempli d’étoiles……

Donner du temps au temps

Petite question du JDG ; Aline , que peut on dire de l’avenir de l’art, peut-on garder un espoir que les gens s’intéressent toujours à la culture dans les années à venir, dans le Gers aussi qui reste un département à vocation rurale !

A .L ; «  A travers ce que disent ou proposent encore certains artistes, à travers la qualité des expositions proposées, à travers une formation dans les écoles très tôt qui permettent aux enfants de découvrir le beau, le mystérieux, faire preuve d’imagination, leur laisser le temps d’admirer. L’art peut être aussi dans la matrice, exemple récent...un enfant que j’ai aperçu vers chez moi, en admiration devant une fleur de pissenlit, dont la mère le pressait d’avancer, j’ai été émue de voir ce petit plein de surprise devant cette fleur ,,, Il faut laisser le temps aux jeunes d’admirer, de découvrir, de s’élever tout simplement dans un monde qui ne leur laisse pas toujours le temps justement, qui les presse toujours à aller de plus en plus vite...leur laisser juste une petite part de rêve ! »

Quelques références

Diplôme d’Honneur de la ville de Toulouse décerné le 5 octobre 2019 par M, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse à l’ Hôtel d’Assezat, siège des Académies des Jeux Floraux, abritant la collection Bemberg.

Dernier livre d’Aline s’intitule «  Rémy Peyranne, un parcours hors du commun ». C’est un artiste peintre toulousain (1935-2018 ) professeur aux Beaux-Arts, dont le nom a été choisi pour identifier le parvis de l’école des Beaux-Arts, quai de la Daurade à Toulouse.

Elle est en écriture du Tome III, après avoir écrit les deux précédents, « Rencontres des Beaux Arts Midi de la France » fin XXème début XXIème…

Initiation à l’art dans les écoles auprès des élèves - département pilote : Haute-Garonne – artiste peintre de référence Léon Zanella,...

 

 

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