LE HOUGA

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Vincent Caup a dirigé un concert grandiose avec le sourire

Pour la 7e fois, avait lieu dimanche 17 janvier le concert de l'orchestre de Dax organisé par Les Amis des orgues, dont Claude Bouix-Alpers est la présidente. Comme celle-ci est violoniste dans l'orchestre, elle a pu faire que cet orchestre vienne au Houga. « Mais les morceaux choisis par [le chef d'orchestre] Vincent Caup, ne sont pas si faciles ! ». Celui-ci manifeste beaucoup d'humour à chaque fois qu'il présente un morceau. Et il prend le parti de la gaîté : « Aujourd'hui, les musiciens jouent le rôle des clowns tristes, alors que l'on est là pour faire sourire ! ». Et il applique manifestement ce principe à sa manière de diriger l'orchestre. De plus, il n'hésite pas à faire chanter le public dans le final où il redonne la Bauernpolka de Johann Strauss fils. Et à confier sa baguette à un jeune d'une dizaine d'années, fils du 1er violon…

Le programme - C'est avec l'ouverture de la Pie voleuse de Rossini, que l'orchestre attaque le concert. Avec une fougue et une légèreté aérienne.

Puis c'est l'incontournable Beau Danube bleu (de Johann Strauss fils) : Vincent Caup imprime sa marque, faite de sérénité et même de joie, sur un air qui est habituellement joué avec un peu de la nostalgie attribuée à l'Autriche-Hongrie près de sa fin.

Suivent deux polkas du même Johann Strauss fils, Tritsch-Tratsch et la Bauernpolka, jouées avec beaucoup d'allégresse. Dans la Tritsch-Tratsch (ce nom est une onomatopée imitant le bavardage), grâce aux trombones, on croit entendre des caquetages.

Puis vient l'Adagio de Samuel Barber, magnifique morceau joué, en général, dans les grandes cérémonies officielles d'enterrement. Et là encore, pas de tristesse, seulement de la gravité sereine.

Arrive ensuite le plat de résistance : la 7e Symphonie de Beethoven. Le chef explique les quatre mouvements : dans le 1er, le compositeur lutte contre la surdité et l'on perçoit sa souffrance ; puis sa fatigue s'exprime dans la marche funèbre ; le 3e mouvement est un hymne à la danse et le 4e est une explosion qui détruit la souffrance du début. L'exécution est grandiose, c'est la classe qui parle !

Enfin, selon la tradition à Vienne, le concert se termine avec la célèbre et explosive Radetzky-Marsch, tradition s'il en est dans l'Armée austro-hongroise.

Claude Bouix-Alpers remercie chaleureusement les bénévoles qui ont préparé la salle. Elle se dit heureuse que la salle soit pleine. Sans conteste, les auditeurs-spectateurs ont passé un après-midi enchanteur et plein de gaîté. N.B. - Avant le concert, l'interdiction de poser des panneaux au centre bourg annonçant la concert, faite par la municipalité, inquiétait les Amis des orgues. Mais elle n'a manifestement pas eu d'effet négatif sur le nombre d'entrées. Contactée, Patricia Galabert, maire du Houga, déclare que la municipalité applique les lois traitant de l'environnement et qu'elle a averti Claude Bouix-Alpers de cette situation, plusieurs semaines auparavant.

 

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Vincent Caup en action, toujours souriant
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Vincent Caup et l'ensemble de l'orchestre
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Arrivée de Vincent Caup
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Le 1er violon
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Claude Bouix-Alpers a pris sa place
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L'orchestre s'installe
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