NOGARO Ambiance tendue mais calme à la cité scolaire

Les enseignants ont dialogué avec les élèves à la première heure de ce lundi

Dès la première heure de cours du lundi 16 novembre, se conformant aux instructions du ministère de l'Éducation nationale, les enseignants du collège et du lycée d'Artagnan ont entrepris de parler avec leurs élèves. Ceux dont la matinée commençait sans professeur ont été pris en charge par l'équipe de direction. Puis, à midi, tous, enseignants, personnel de service, lycéens et collégiens se sont rassemblés pour un temps de recueillement.

Lors des réunions du début de matinée, l'objectif des enseignants était de rassurer les jeunes, tout en restant objectif et de leur offrir un temps de parole et d'échange.

KO debout - Les collégiens ont semblé plus inquiets et les lycéens plus tendus, « sonnés, KO debout ». Une collégienne a posé une question poignante : « Si c'est la guerre, est-ce que cela veut dire que mon père va partir comme ceux de 1939 ? ». D'autres ont posé des questions plus terre à terre : « Les voyages scolaires vont-ils être supprimés ? », « En principe, à Nogaro, on est tranquille ? » « Est-ce qu'ils peuvent venir ici ? ». Certains ont affirmé que rien, dans le Coran, ne justifiait les agissements de l'État islamique. Il fallait répondre avec objectivité, mais sans effrayer ces jeunes. Les réactions belliqueuses ont été exceptionnelles : un lycéen ayant suggéré que l'on applique les paroles de la Marseillaise aux terroristes a été contredit par un camarade.

Le discours des enseignants était délicat à formuler : il fallait, surtout dans cette période électorale, observer la neutralité politique et, bien sûr, tenir un discours laïque.

En somme, Jean-Pierre Fournier, proviseur de la cité scolaire, est fier de ses jeunes : « Ils ont été très dignes pendant le temps de recueillement

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Le proviseur Jean-Pierre Fournier à son bureau
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