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A Seissan comme ailleurs, seuls les noms masculins s'affichent dans les lieux publics ...

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L'égalité entre hommes et femmes est loin d'être une réalité à tous les niveaux

Toutes les villes, qu’elles soient toutes petites ou de grandes méglopoles, ont donné à leurs rues et places, entre autres désignations, le nom de personnages illustres reconnus au niveau national ou plus modestement au niveau local. C’est ainsi qu’à Seissan, à côté des noms de Gambetta, Sadi Carnot, le Général de Gaule, on retrouve le nom de personnes qui, à différents titres, se sont investis pour la ville :  Anselme Batbie, Édouard Lartet, Fernand de Monlaur, Pierre Bédat de Monlaur, l’abbé Ducassé, l’abbé Cachin. Curieusement, aucun nom féminin ne figure sur ces plaques, toutes apposées depuis des décennies !

 N’y a-t-il donc jamais eu à Seissan de dame méritant une telle reconnaissance ou est-ce l’affirmation d’un machisme institué de longue date ? Mais la mode change. Actuellement, lorsque de nouvelles rues s’ouvrent dans les lotissements qui viennent de voir le jour, le problème se pose moins. Ici, la municipalité fait preuve d’une totale neutralité dans ce domaine, puisqu’elle les désigne par des noms d’arbres !

Pourquoi affiche-t-on ainsi le nom de certaines personnes dans des lieux publics ? Il vous sera répondu que c’est pour leur rendre hommage.  Étymologiquement, ce mot qui signifie « témoigner du respect »,  n’est qu’un dérivé du mot « homme ». Donc, si une rue portait le nom d’une femme, ce serait en fait un non-sens de prétendre lui rendre hommage ! Il faudrait plus exactement lui rendre « femmage », ce que les hommes ne sont pas prêts d’entendre.

Tout juste acceptent-ils, avec une certaine dérision souvent, de fêter la journée internationale des droits des femmes, alors que ces droits devraient être reconnus en permanence ! Mais après tous les mots nouveaux et non indispensables que nous a imposés la pandémie, le mot  « femmage » aurait bien toute sa place dans le vocabulaire courant.

Donc, en ce mois de mars où l’on déploie la grande batterie médiatique pour faire semblant de prôner l’égalité effective  hommes-femmes, pourquoi ne pas être plus concret avec quelques gestes simples mais symboliques ? Il serait temps que la pratique suive la théorie et la dénomination des rues en est un exemple pour bien des villes et villages.

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