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Un Centre départemental de santé mis en place pour lutter contre la désertification médicale

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Dans un premier temps dix médecins généralistes seront recrutés et installés dans des Centres territoriaux

Le 14ème conseil départemental d’analyse et de vigilance Covid tenu ce mercredi 24 février dans la salle de la Chartreuse a mis au second plan la pandémie. Car il s’agissait de dévoiler la mise en place d’un Centre départemental de santé, une urgence que le président du Conseil Départemental, Philippe Martin, a argumenté surtout avec des chiffres à l’appui.

Chute des médecins généralistes, 41 ces 10 dernières années

Mise en cause la désertification médicale, «il en va de la responsabilité du Département même si ce n’est pas de sa compétence », souligne Philippe Martin. En effet le nombre de médecins généralistes semble fondre comme neige au soleil, le Gers comptabilise une perte de 41 généralistes sur ces 10 dernières années [208 en 2010, 167 à ce jour], il en va de même pour les spécialistes où on constate une baisse de 15 d’entre eux, [92 en 2010, 77 à ce jour]. Autre chiffre éloquent affiché celui de 2,45 médecins pour 1 000 habitants dans le Gers, [Moyenne en Occitanie : 3,56 et au niveau national : 3,38].

L’option de médecins généralistes salariés

Les résultats prometteurs liés à la mise en place depuis 5 ans des dispositifs tels #Dites32 et #Dites32 à deux pour attirer les jeunes médecins et le financement d’une dizaine de maisons pluridisciplinaires, n’ont pas été suffisant pour éclaircir l’horizon de la désertification médicale. Laquelle ne pourrait que s’assombrir dans les années à venir en sachant qu’un médecin sur deux a plus de 55 ans.

De ces constats Philippe Martin estime que « contre la désertification médicale nous n’avons pas tout essayé, c’est pourquoi l’option des médecins salariés doit être explorée à l’échelle du département ». Après le travail d’exploration sur plusieurs mois des Conseillers Départementaux, Charlette Boué et Jérôme Samalens, (Consultations, réunions de travail, visite en Saône-et-Loire et Charente où existent des Centres départementaux de santé), le Département « est en mesure de mettre en œuvre des propositions concrètes destinées à atteindre un objectif simple celui de ne plus avoir un territoire sans médecin dans le Gers ».

Centres territoriaux et Antennes locales

Dans un premier temps le Centre départemental de santé comptera une dizaine de médecins salariés qui exerceront dans des centres territoriaux en déficit de médecins. Pour compléter ce maillage des Antennes locales seront mises en place en partenariat avec les collectivités locales concernées, les médecins salariés y tiendront des permanences de 20 heures par semaine.

Quid du recrutement

Jérôme Samalens dévoile trois pistes pour le recrutement : « Les jeunes internes passés par #Dites32, les médecins prêts à partir à la retraite pouvant être intéressés par le salariat et enfin des médecins désirant venir dans le Gers pour sa qualité de vie ». Et Charlette Boué d’ajouter : « L’important sera d’associer tous les acteurs de la santé pour leur montrer que le Centre départemental de santé est une complémentarité et non pas une concurrence aux médecins libéraux. Il n’est pas question de recruter un médecin qui est déjà installé ».

 

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