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Quel tonnage pour rentabiliser le futur Pôle Viandes de la Ténarèze ?

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Une question à laquelle doivent répondre rapidement tous ceux qui veulent que le projet de la communauté de communes de la Ténarèze aboutisse vite.

En effet, voilà maintenant plus de quatre ans, que l'abattoir condomois, vétuste mais aussi très mal situé, est fermé, il ne répondait plus aux normes en vigueur. Depuis pour mettre à mort les bêtes, il faut se déplacer soit à Villeneuve-sur-Lot, soit à Boulogne-sur-Gesse, une demi-journée de transport de perdue, une empreinte carbone avec près de deux cent kilomètres aller-retour totalement inutiles. Une situation qu'il faut faire cesser au plus vite !

Consciente de l’importance de cet outil sur son territoire et forte de sa compétence en matière de développement économique, la communauté de communes de la Ténarèze (CCT) a donc lancé une étude pour déterminer l’investissement nécessaire à la relance d'un établissement de ce type. Améliorer ou moderniser l'existant se révélait trop cher pour des résultats incertains, le projet s'est logiquement orienté vers la construction d'un nouvel abattoir avec l'achat du terrain nécessaire.

On ne parlera plus de l'abattoir, mais du Pôle viandes de la Ténarèze

Un investissement chiffré à neuf millions d’euros qui pourrait détonner s'il s'agissait d'un simple abattoir, mais ce n'est aucunement le cas.

Cette structure comportera outre un abattoir multi-espèces, un atelier de découpe et un centre de formation aux métiers de la viande : abattage et boucherie.

Esquisse du projet datée de décembre 2020 - Mathilde Josso, chargée de mission à la CCT, pointe, sur le plan, le centre de formation. - Photos Marc Le Saux

Au cours de ses nombreuses visites, près de vingt, dans les abattoirs en France, l'équipe en charge du projet a constaté un manque : aucune école de formation n'existait pour les abattoirs indépendants. Pourquoi donc ne pas en intégrer une au projet ? Permettant ainsi de couvrir la totalité de la chaîne : depuis l'arrivée de la bête sur pied, avec sa mise à mort ensuite, puis le stockage des carcasses dans les frigos et le travail de découpe sur ces carcasses entières… D'autant plus que la demande est si forte que le remplissage du centre de formation sera assuré dès sa première année de fonctionnement.

Par ailleurs, à Condom, l'abattoir à taille humaine est multi-espèces - à la différence de celui d'Auch majoritairement dédié à la filière longue et mono espèces en charge uniquement des bovins. Le choix retenu est donc de traiter toutes les espèces, mais aussi de proposer un abattage d’urgence 24 h/24, permettant d'écourter les souffrances d'animaux blessés. La structure rendra un service supplémentaire en traitant les animaux morts, taureaux de combat ou gibier. Face au problème sanitaire des sangliers atteints par la trichinose ou trichinellose, leur contrôle et leur traitement garantiront une sécurité alimentaire renforcée.

Tourné vers l'excellence

Porté par trois valeurs fondamentales : le bien être animal, la sécurité et donc également le bien-être des personnels, mais aussi le respect de l'environnement, ce nouveau pôle, grâce à son centre de formation unique, va pouvoir rayonner sur tout le Sud Ouest.

La CCT n'a pas vocation à gérer seule ce type d'établissement. Une société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) sera constituée, un partenariat public-privé innovant dans lequel la CCT restera actionnaire, à hauteur de 40 %, avec une minorité de blocage publique garantissant une gestion équilibrée.

Les professionnels doivent se saisir maintenant du projet s’ils souhaitent disposer de cet équipement dont la mise en route est prévue pour 2022.

Pour cela, faute de pouvoir les réunir comme au lancement du projet en 2018, la CCT lance donc un appel non seulement aux éleveurs, ceux de la Ténarèze mais aussi leurs voisins de l'Albret ; à tous les utilisateurs potentiels, à savoir, bouchers, GMS, grossistes, et tous intermédiaires. Un simple questionnaire permettra de mieux finaliser le futur Pôle Viandes.

Maurice Boison, le président de la CCT, souligne combien il est important de connaître la répartition exacte des types d'animaux et leurs gabarits. Il s’agit de chiffrer précisément les tonnages de manière à  redimensionner précisément les ajustements techniques ; de manière ensuite à aller chercher d'autres investisseurs, producteurs, collectivités, etc.

Le curseur est placé très haut en terme d'exigence, une implication de tous est donc nécessaire pour mener à bien ce projet.

Le questionnaire - réponse avant le 28 février 2021 - est téléchargeable via le site de la CCT ou également disponible par l'intermédiaire de la Chambre d'agriculture, cliquez alors sur ce lien : fiche de recueil des besoins.

Pour tous renseignements par téléphone : Chambre d’agriculture du Gers - Tél. 05.62.61.77.54 ou Communauté de communes de la Ténarèze - Tél. 05.62.28.73.53.

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