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Un Oscar ou un César ? Pas un Lion d'Or non plus, mais simplement un Tarin d'Or

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Le nouveau prix au palmarès du Festival du Film court en Armagnac.

Dimanche soir, ce 18 octobre, les festivaliers se retrouvent pour assister à la lecture du palmarès du 4e Festival du Film court en Armagnac.

La dernière séance, celle de 18 h 30, vient de s'achever. À peine trente minutes plus tard, vers 20 heures, tous sont attablés dans l'espace convivial aménagé dans la cour du Centre Salvandy, tout proche du cinéma Le Gascogne. Car vous pensez peut-être à une erreur de photographie, mais au contraire, vous êtes bien à Condom et non à Caussens. Une explication très simple : la mairie de cette commune a prêté le barnum, comme celle de Béraut a fourni les éclairages. La mairie de Condom a bien sûr aidé pour la logistique et la Communauté de Communes a mis à disposition cet espace dans le Centre Salvandy qui donne un aspect fête de village à cette soirée. 

Gérard Cassou ne manque pas de tous les remercier pour cette aide indispensable au déroulement de cet événement. En ce qui concerne le maire de Condom, il a pu s'adresser directement à Jean-François Rousse puisqu'il était présent en compagnie de Charlotte Fernandez, adjointe en charge de la vie associative, culture, sport et jeunesse.

Les bénévoles qui ont assuré un travail remarquable au cinéma et à l'espace restauration, sont aussi chaleureusement remerciés par le Président des "Lumières de la ville".

Grâce à eux, le Festival a pu se dérouler aussi bien que possible avec les contraintes sanitaires qui étaient imposées. Gérard Cassou communique, avec un plaisir évident, sur la participation à cette 4e édition : 570 spectateurs un peu moins qu’en 2019, ce qui est normal, le nombre de places ayant été contingenté. "En fait, c'est en 2019 qu'il aurait fallu faire plus", précise-t-il en plaisantant.

Le cinéma, c'est la liberté d'expression et, en France, elle existe, les spectateurs ont pu le constater dans ces films où chaque réalisateur peut s'exprimer.

Gérard Cassou rajoute en conclusion : "Je pense qu'aujourd'hui, cela résonne d'une façon encore plus particulière et j'ai une pensée au sujet de ces événements qui se déroulent actuellement." C'est pourquoi le cinéma a toute sa place et heureusement qu' il est là !

Florian Duval prend alors la parole, à son tour, pour rappeler son plaisir de participer à ce Festival. Il redit le pourquoi du choix du court pour un festival. En effet, au cinéma, ce format de film permet l'émergence de gens qui vont exister ensuite au cinéma car ils y font là leurs classes. Un court au cinéma correspond à une nouvelle en littérature. Indispensable !

Le dépouillement a permis d'établir un palmarès qui résulte uniquement pour cette édition 2020 du vote des spectateurs. Pas de jury professionnel en cette année exceptionnelle.

Six prix étaient prévus mais un septième s'est imposé, créé exceptionnellement, car un film s'est imposé et a remporté l'unanimité des suffrages. Pour la première année, le Festival du Film court en Armagnac a décerné un Tarin d'Or. Ce sera désormais le prix le plus convoité.

Le palmarès

Fiction

Juin de Aurélien Grellier-Beker

Un matin, Gabriel, 24 ans, se réveille avec l'âme d'un vieil homme, au crépuscule de sa vie

Humour

Ca l'aurait fait marrer de Alex Putfin - 7 mn

Deux frères et une soeur ont préparé un hommage un peu spécial pour la disparition du père de famille.

Animation

Them de Robin Lochmann

Et dans cette forêt presque pourpre subsistaient deux enfants...

Expérimental

De la douceur II / Recherche pour sept interprètes de Pauline Lavogez - 10 mn

« De la douceur II » a permis à la réalisatrice de travailler les rouages, les constructions, les alliances, qui nous fondent dans une relation amoureuse dans ou hors le couple.

  Ultra court

 Je suis gavé de Martin Darondeau -  un film engagé de 2 mn 17

Jeune public

O28 de O. Coussé, G. Collin, L. Grardel, A. Marchand, R. Merle et F. Meyran

Attention, vous allez être embarqués dans un vertigineux voyage … avec un bébé à bord. A Lisbonne, dans un tramway un peu fou.

Le Tarin d’Or

Maternité heureuse de Sylvie Gravagna et Loïc Maldonado - Une tragi-comédie de 11 minutes 26 exactement.

"Paris. 1955. Une dizaine de femmes défile dans le cabinet de leur gynécologue. Certaines sont enceintes malgré elles, d’autres ne veulent plus avoir d’enfants… En quelques phrases, quelques silences, nous comprenons le sort des femmes avant l'avènement de la contraception féminine et de la légalisation de l’avortement ". 

Ce court métrage - dans cette forme d’un vrai-faux documentaire - permet d’entrevoir sensiblement ce qu’a pu être l’enjeu des luttes pour la légalisation de la pilule et de l’avortement en leur temps. Pour éclairer ce que signifierait un retour en arrière sur ces droits. Et pour interroger là où nous en sommes aujourd’hui en matière de contraception et d’égalité.

Après la lecture du palmarès, il restait au projectionniste du cinéma, Jean-Louis Pelé, à se précipiter pour organiser la séance de clôture, avec une dernière fois, le visionnage des films primés.

Photos Marc Le Saux

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