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Une nouvelle présidente pour la race Mirandaise

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Une nouvelle présidente pour la race Mirandaise

Solenne Ader a été élue présidente des éleveurs de la race bovine locale du Gers La Mirandaise lors de la dernière assemblée générale. Elle succède ainsi à la présidence à, André Blancafort qui s'est démené au cours de la dernière décennie pour démontrer le caractère allaitant de cette race locale.

Solène Ader a repris l'exploitation familiale en 2014 avec l'arrivée de vaches Mirandaise. Située sur les coteaux secs de la commune de Laveraet, les productions végétales  sont abandonnées au profit de l'élevage, changement climatique oblige.

La nouvelle présidente est pleine d'idées pour développer le cheptel bovin auprès des jeunes agriculteurs et auprès des éleveurs faisant le pari pour l'avenir avec une race locale, éthique et non délocalisable.

Elle souhaite poursuivre sur la lancée du président sortant en priorisant les actions et les moyens du Conseil Départemental et Régional sur la valorisation des animaux de boucherie avec un fort partenariat avec les artisans bouchers du Gers. Une charte devrait voir le jour avec les artisans et la Maison de  l'Artisanat du Gers.

Le projet UVUP, un village, un produit, mis en place avec la Chambre du Commerce et de l'Industrie du Gers poursuivra son évolution sous l'impulsion de la commune de Montesquiou.

Proche de la commune de Marciac et de son célèbre festival, la nouvelle présidente souhaite mettre en valeur la Mirandaise comme produit gastronomique du Gers dès l'été 2021. Aujourd’hui, un groupe d'éleveurs valorise la Mirandaise grâce à une viande reconnue pour ses qualités gustatives auprès des consommateurs ; une race d'autrefois pour une saveur unique.

Une race sauvée de justesse

 Pour rappel, la Mirandaise autrefois appelée Gasconne Aréolée était fort appréciée pour travailler dans les sols argileux avec une paire de vaches ou de bœufs. Chaque année, à Montesquiou, la foire de La Madeleine permettait aux vendeurs et aux acheteurs venus de toute la France de faire des affaires. En 1930, elle représentait la majorité du cheptel avec près de 180 00 sujets. Néanmoins, on notait à l'époque que la Mirandaise se rapprochait de l'animal de boucherie par le développement marqué de son arrière-train.

L'arrivée des tracteurs dans les années 50 provoqua le déclin de la race.Au point que seuls subsistaient cent cinquante têtes dans les années 80 

David Vaugon

 

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