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Jean Castex, de la rue Lafayette à Matignon

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Bien des fourchettes ont dû tomber dans les assiettes, ce vendredi 3 juillet, quand les Vicois entendirent à midi que le Vicois, Jean Castex, allait remplacer Édouard Philippe.

Jean fait partie de la souche des Castex : Marc Castex, son grand-père, Sénateur Maire de Vic lui a donné la fibre politique.

Son père Claude qui présida pendant des années l’UAV Rugby, lui fit connaître la vie associative comme le fit aussi son oncle Michel.

Jean vivait dans un milieu enseignant, sa grand-mère et sa mère étaient institutrices.

Il était un brillant élève. Une de ses institutrices racontait qu’il faisait rapidement le travail imposé et allait au fond de la classe pour continuer à travailler et faire des recherches.

Il avait un an d’avance.

Deux de ses camarades témoignent.

Véronique Laffargue : « C’était mon voisin. Il traversait le jardin pour jouer.

Il aimait beaucoup la campagne, il dirigeait les jeux, il avait déjà une âme de meneur ! »

Jean-Luc Péres se souvient de la rue Lafayette qui était un champ idéal pour leurs jeux.

Ils y pratiquaient le rugby et ils faisaient surtout des « mêlées relevées » comme l’équipe première.

«  Il nous quittait pour faire ses devoirs, c’était une contrainte pour nous, un plaisir pour lui !

Il complétait par des recherches supplémentaires.

En classe, il avait beaucoup d’humour sans jamais dépasser les bornes. »

Mme Laffargue, professeur de français et de latin au collège dit de lui : « C’était un excellent élève, mais très discret, ce qui ne veut pas dire effacé ; simplement, il ne voulait pas étaler ses connaissances devant ses camarades. »

Son asthme l’éloignait de Vic pendant les vacances où il allait en cure à Font-Romeu. C’est là qu’il a rencontré celle qui allait devenir son épouse, dans un village, près de Prades.

Il consacrait toujours le début de ses vacances fin juin, début juillet au tournoi de tennis vicois dont il préparait les tableaux et contrôlait les matches.

Ses études après la 3e le menèrent au lycée de Garaison pendant trois ans, puis il obtint une licence d’histoire à l’université de Toulouse avant d’intégrer l’Institut d’études politiques (IEP) de Paris puis d’être admis à l’École Nationale d’Administration ( ENA), en 1989.

A l’oral de l’ENA, un examinateur lui aurait conseillé d’« effacer » un peu son accent. L’a-t-il encore ?

Bonne route, Jean et pleine réussite dans la mission difficile qui t’est confiée.

Pierre Dupouy

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