Va-t-on revenir de manière pérenne aux hygiaphones ?

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Sacrifiés au nom de la modernité

Les anciens doivent se souvenir qu’il y a quelques dizaines années encore, lorsqu’ils entraient dans les administrations, les banques, les gares, etc., ils étaient reçus derrière un dispositif perforé et transparent, équipant les guichets afin que les employés en contact constant avec le public soient eux-mêmes protégés tout comme les transactions qu’ils effectuaient. On les appelait les hygiaphones et c’était d’ailleurs une marque française déposée. Le modernisme a voulu qu’on les supprime, au nom sans doute d’une certaine convivialité. Et voilà qu’avec le Covid 19, on semble découvrir tout d’un coup l’utilité de ces plaques de plexiglas que l’on installe partout à la va-vite comme si on en découvrait tout d’un coup leur utilité.

Supprimées aussi les affiches dans les lieux publics où l’on pouvait lire écrit en grosses lettres : « Interdiction de cracher !»  Cela faisait sans doute trop vulgaire et les gens crachent maintenant allègrement, dès que quelque chose leur gratte la gorge, à moins qu’il ne s’agisse de se débarrasser d’un chewing-gum et cela, sans la moindre retenue.

Et que dire de la recommandation de se laver régulièrement les mains ! Jusqu’aux années 60, avant de rentrer en classe, il fallait se mettre en rang et montrer ses mains, recto-verso, afin que le maître s’assure que ce minimum d’hygiène était respecté. Aujourd’hui, les mains ont moins l’occasion de se montrer « sales », ce qui ne les empêchent pas pour autant d’être quand même recouvertes de toutes sortes de miasmes invisibles que le simple savon est capable de supprimer.

En résumé, beaucoup de comportements simples, longtemps pratiqués, mais aujourd’hui jugés à tort obsolètes, sont souvent suffisants pour lutter contre bien des dangers insidieux qui nous guettent.

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