Le Musée n'est pas sous cloche !

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Il y a certains lieux culturels qui restent actifs pendant cette période de confinement, ils proposent de trouver le moyen de se divertir par le biais de jeux ludiques. Ainsi l’équipe du Musée et les Amis du Musée propose une initiative originale qui pourrait intéresser les jeunes.. Ils ont puisé dans les histoires d’antan, comme par exemple un texte de la « Merlucienne » ou l’histoire des œufs de Pâques et les cloches…à noter que le samedi 11 avril, la chasse aux œufs prévue ce jour-là est reportée à une date ultérieure (à la fin du confinement). En attendant ce moment là, une animation destinée au jeune public a été crée, à vos crayons de couleurs, à votre imagination, à votre talent de petits artistes en herbe…vos dessins pourront être envoyé sur le site Facebook du musée, ou bien dans la boîte aux lettres de la mairie (en respectant bien évidemment les règles du confinement). Les dessins seront exposés au Musée après le confinement. D’autre part, régulièrement un objet du Musée, lié à l’histoire de la ville sera présenté aux lecteurs sur le site inscrit en fin d’article.

La Merlucienne

La cloche dite Merlucienne. Ce nom provient de l’occitan « merluça » que l’on peut traduire par la morue. La fonction de cette cloche est particulière, notamment à un moment précis de l’année du calendrier de la liturgie catholique. La Merlucienne retentissait le mardi gras à minuit, dans la nuit du mardi au mercredi, afin de signaler la fin des réjouissances et d’annoncer l’entrée en Carême qui se caractérise par l’interdiction de consommer de la viande durant 40 jours, tandis que la consommation de poisson était autorisée, d’où le lien avec la morue. En dehors de ce contexte là, la Merlucienne sonnait le reste de l’année comme toute autre cloche.

Le Musée Campanaire dispose dans ses collections, d’une Merlucienne, que de nombreux visiteurs ont sûrement déjà dû voir. En 1982, on comptait trois cloches dans le clocher de la Collégiale St-Martin de l’Isle-Jourdain : le bourdon, la Merlucienne qui, étant fêlée, a été retirée du clocher pour être présentée au musée, et une autre cloche fêlée. Cette dernière a été refondue par la fonderie Paccard afin de réaliser le petit carillon actuel, parmi les cloches qui le composent, on trouve toujours une Merlucienne. Celle qui est exposée au musée, est une cloche en bronze de 345 kg datant du XVIIIe siècle.

La tradition de Pâques : l’œuf et la cloche

En ce week-end de Pâques, les enfants attendent avec une impatience non dissimulée les œufs en chocolat. Pour les catholiques, Pâques est un évènement au cœur de la foi chrétienne. Mais pourquoi offre-t-on des œufs et pourquoi ce sont les cloches qui sont chargées de la distribution ?

- L’origine de l’œuf de Pâques

Dans l’antiquité, Egyptiens et Romains s’offraient déjà des œufs peints, symboles de vie afin de marquer le retour du printemps. Durant la période du Moyen-Age, l’Eglise interdisait de consommer des œufs durant le Carême, ceux-ci étaient conservés pour être décorés et offerts à Pâques. À la Renaissance, les œufs en métal précieux étaient préférés. Ce n’est qu’au XVIIIe siècle avec l’apparition du cacao en Europe que l’on décide de vider les œufs pour les remplir de chocolat, mais cela ne concernait que les familles les plus aisées. Au XIXe siècle, alors que le cacao est devenu plus accessible pour tout le monde, les chocolatiers, grâce au progrès des techniques, permettant alors de travailler la pâte de cacao , et de l’adapter aux moules aux formes de plus en plus variées. Ainsi commence la confection des œufs en chocolat. Une tradition qui, depuis des décennies ne s’est pas perdue, pour les petits et grands gourmands.

 -  Et la cloche, comment distribue-t-elle les chocolats ?

Depuis plusieurs siècles, il était interdit de sonner les cloches des églises catholiques entre le Jeudi saint et le dimanche de Pâques, en signe de deuil après la mort du Christ. Cette tradition se retrouve notamment en France, en Belgique ou en Italie.

Ainsi, il est raconté aux enfants que les cloches allaient se faire bénir par le Pape à Rome, et qu’à leur retour, symbole de la Résurrection du Christ, celles-ci reviennent carillonner en volant afin de déposer à leur passage, ces fameux œufs en chocolat tant attendu. Dans l’Est de la France, pour remplacer les cloches «  parties à Rome » pendant la Semaine Sainte, les enfants faisaient sonner leurs crécelles dans les rues, pour annoncer les offices. La crécelle remplaçait la sonnette de l’autel dans les paroisses et les monastères.

À noter : Actuellement le Musée Campanaire / Espace Pierre Lasserre est fermé.

Vous pouvez consulter le site sur : http://https://www.facebook.com/museeeuropeend'art.campaire ou http://https:www.facebook.comMACl'islejourdain 32.

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