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J'ai eu le coronavirus COVID-19.

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Pierre-Yves et Julien témoignent .

Deux copains ont contracté le coronavirus et ils ont accepté de témoigner.

Pierre-Yves Sarrat , hypnothérapeute, à Auch.

" Maintenant ça va, je suis sorti d'affaire. Tout a commencé le 9 mars et a duré jusqu'au 23 mars. Au départ, après un repas entre amis, on était trois couples et les six ont contracté la maladie à des degrés différents. On a tous débuté par un symptôme grippal : toux sèche, mal de gorge, rhume, courbatures, frissons, maux de tête, pour 4 ou 5 jours. Nous sommes deux à avoir développé une forme plus sévère.  Un ami a eu une forte fièvre, une semaine, mais moi près de 15 jours. Au début, mon médecin m’a conseillé d’appeler le 15, comme je n’avais pas de détresse respiratoire, je n’ai pas été testé. Mais d’après les symptômes et l’évolution de la maladie, mon médecin était affirmatif,  il n’y avait aucun doute j’avais contracté le coronavirus. J’ai dû subir une très forte fièvre malgré une prise constante de paracétamol au taux maximum possible. Au bout des 16 jours, je ne savais plus où était la réalité, un vrai délire, un vrai dysfonctionnement, hallucinant. Je te laisse deviner dans quel état je suis : je suis épuisé, j’ai du mal à respirer, je fais la sieste deux fois par jour.

Le surprenant, c’est que l’on dit que la période d’incubation peut aller jusqu’à 14 jours, pour nous tout s’est déclenché en deux jours. J’aimerais être testé pour savoir si j’ai développé des anticorps. Je pense que la situation va perdurer un bon moment."

Julien Pellicier, professeur, directeur UNSS 32.

"Je suis guéri depuis 4 ou 5 jours mais je tousse encore un peu. J'ai récupéré assez vite car je n'avais pas de problème respiratoire. Tout a commencé rapidement le 17 mars avec de la fièvre. Pendant une semaine, j’ai eu une très forte fièvre que rien n’atténuait, pas même le Doliprane. La nuit, je dormais la fenêtre ouverte. Je n’ai jamais eu une fièvre aussi forte de ma vie. J’ai perdu de façon incroyable, d’un coup, l'odorat et le goût. J’avais des courbatures, une irritation de la gorge, comme un début de grippe. Ma doctoresse m’a dit de ne pas m’inquiéter car je respirais normalement, et effectivement je n’ai pas eu de complication. Je suis resté chez moi en quarantaine. Les enfants ont eu comme un rhume normal sans plus. Le plus surprenant, c’est que la toux est arrivée après la fièvre. En revanche, les quintes de toux étaient très fortes. Je n’ai pas été testé, ni ma famille. D’après le médecin, beaucoup de Lectourois doivent être contaminés sans le savoir. Prochainement, je dois revenir faire un contrôle pour qu’éventuellement on récupère un peu de mon plasma avec mes anticorps qui pourront servir aux contaminés. Je pense que pour pouvoir sortir du confinement, il est indispensable de faire massivement des tests sérologiques pour clarifier la situation."

Le point commun, c’est Lectoure. Julien est Lectourois et Pierre-Yves participait au repas avec un Lectourois. Vous connaissez le départ du foyer lectourois avec le coronavirus « mulhousien ». Des évangélistes lectourois d’Agen, des évangélistes d’Agen qui participent au rassemblement de Mulhouse du 17 au 24 février (un rassemblement religieux, «Les portes ouvertes chrétiennes» où près de 2500 fidèles venus de la France entière et de quelques pays limitrophes comme la Belgique, l'Allemagne et la Suisse, se sont rendus pour prier et jeûner ensemble)… vous connaissez la suite.

Depuis la Floride, impressions de Willy Edmond Gutman, journaliste américain fils d’un résistant gersois venu rencontrer Jean Laborde en 2018.

Ici, comme ailleurs, les choses vont mal. Le coronavirus continue à abattre un grand nombre de personnes vulnérables. L'USA est devenu l'épicentre d'un fléau mondial. Ce qui angoisse les grandes sociétés (compagnies aériennes, lignes de croisière, entreprises manufacturières, etc.) n'est ni le taux d'infections (370.000), ni la mort de plus de 12,000 américains (statistiques du 7 avril, 2020), mais l'hémorragie astronomique de capital que cette pandémie entraîne. Money, money, money ! Ceci explique la lubie d'un président névrosé de contredire les scientifiques et d'exiger prématurément que le pays "se remette au travail."

Pour nous, l’isolement social n’a jamais été un problème. Nous sommes, ma femme et moi, de nature solitaire, pour ne pas dire claustrale, et nous nous satisfaisons de tous les petits plaisirs dont on peut profiter chez soi.

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