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Quand un poulain gersois affole les compteurs à Deauville

Jean-Philippe Lalanne du Haras d'Elbe.PNG

Un yearling du Haras d’Elbe de Lartigue, élevé par Jean-Philippe Lalanne, s’est vendu pour la coquette somme de 300.000 euros. Peut-être bien un futur crack…

C’était le 22 octobre dernier, dans le saint du saint normand : une magnifique récompense pour ce petit haras familial de 3 juments, installé dans le Gers depuis 2009.


C’est l’une des belles histoires du mois d’octobre. Une histoire qui a en réalité commencé fin 2015, quand Jean-Philippe Lalanne, éleveur de chevaux et fils de jockey, a racheté à Libourne Chasing Ice, une jument élevée par la prestigieuse écurie des Monceaux, mais qui n’a jamais gagné en course. L’éleveur en apprécie néanmoins le tempérament. Il dépense alors 12.000 euros pour l’acquérir.

Sans grand espoir de faire saillir cette jument par un étalon français, il se tourne vers le grand haras irlandais Coolmore, dont l’entraîneur privé n’est autre que la légende Aidan O’Brien, qui possède le plus beau palmarès de l’histoire des courses hippiques de haut niveau avec plus de 300 victoires.


Pour 15.000 euros, c’est par l’étalon vedette No Nay Never que Jean-Philippe Lalanne fera saillir sa jument. Une bonne affaire puisqu’il faudrait aujourd’hui débourser 100.000 euros pour s’offrir les services du même pur-sang anglais. L’éleveur s’appuie entre autres sur le vieux principe selon lequel les meilleurs poulains proviennent souvent du croisement entre un bel étalon et une jument d’origine ou de caractère plus « modeste », de façon à ce que les traits du premier dominent dans la progéniture.


Un futur crack né dans le Gers ?

Le 10 avril 2018, naît en tout cas de l’opération un petit poulain de race anglaise aujourd’hui âgé de 18 mois, c’est-à-dire ce qu’on appelle un « yearling ». Ce poulain, non encore baptisé, était le « lot n°62 » de la vente de yearlings organisée du 22 au 25 octobre à Deauville par la maison Arqana.

L’éleveur de Lartigue, son épouse et ses deux filles ne s’attendaient certainement pas à retirer plus de la moitié des 300.000 euros finalement proposés par le meilleur enchérisseur, qui ne fut autre… que ledit haras Coolmore. Celui-ci aurait commencé à se placer quand les enchères ont atteint 180.000 euros. Le jeune poulain sera donc à son tour entraîné par le grand Aidan O’Brien, et la boucle sera bouclée… L’éleveur pouvait bien verser sa larme.


Bien sûr, on a maintenant l’habitude de voir des poulains s’échanger à des prix astronomiques. En août dernier, un rejeton de l’étalon Dubawi s’était par exemple vendu pour 1,6 million d’euros à Deauville. Mais ce plus récent résultat n’a rien d’anodin. Lors de la vente d’octobre, seuls 4 des 608 yearlings à la vente ont franchi cette barre des 300.000 euros. L’un a atteint les 400.000. Et inutile de dire que tous ne proviennent pas de petits haras familiaux du Sud-Ouest…

Pour la petite histoire, le haras gersois pourrait bien réaliser d’autres belles opérations prochainement, puisque sa jument a depuis donné une pouliche de « Footstepsinthesand » et serait pleine de « Gustav Klimt », deux autres étalons de Coolmore. Basé à Ballydoyle, dans le comté irlandais de Tipperary, ce dernier super-haras emploie 600 personnes sur plusieurs milliers d’hectares. Il possède également deux autres centres, l’un aux États-Unis et l’autre en Australie. Ce dernier s’étend sur 4.500 hectares et serait le plus grand du monde.


Il ne nous reste plus qu’à attendre quelques temps de voir si l’air du Gers a réussi au jeune rejeton de No Nay Never et s’il nous fera un beau crack dans les prochaines années. On croise les sabots !

Plus d’informations sur la vente sur arqana.com


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