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Occitanie, deuxième région d'accueil des Britanniques en France.

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Avec près de 25.000 résidents de nationalité britannique en 2016, l’Occitanie est la deuxième région d’accueil des Britanniques, après la région Nouvelle-Aquitaine (40.000, soit 0,4 % de la population en Occitanie et en Nouvelle-Aquitaine, 0,7 %). En 1990, elle arrivait seulement en quatrième position.

La présence de ces résidents s'est renforcée entre 1990 et 2011 dans la région (+ 7,1 % par an, contre + 4,3 % en France métropolitaine). Toutefois, la tendance récente est différente. La région Occitanie a perdu 2.600 Britanniques entre 2011 et 2016 (- 2,0 % par an, contre - 1,2 % en France métropolitaine), phénomène probablement  lié à la baisse du pouvoir d’achat des ressortissants du Royaume-Uni qui leur rend plus difficile l’accès à l’immobilier. 

Les arrivées dans la région, depuis moins de 5 ans, se font plus rares. Elles ne concernent plus que deux Britanniques sur dix, au lieu de six sur dix, il y a 10 ans ou plus.

Les retraités et les actifs non salariés résident plutôt dans des bassins de vie ruraux, souvent proches de sites touristiques remarquables, notamment, Marciac pour le Gers.

Mais près de 4.000 Britanniques - soit 15 % des ressortissants du Royaume-Uni dans la région - vivent aussi dans l’aire urbaine de Toulouse, souvent des cadres, en lien avec l’implantation d’Airbus et la présence de la filière aérospatiale sur ce territoire. L’aire toulousaine continue de les attirer, alors que le nombre de Britanniques baisse légèrement dans la région sur la période 2011-2016.

Les Britanniques qui occupent un emploi sont mieux répartis entre les différents territoires, donc moins présents dans les zones rurales (45 %). Nombre d’entre eux sont artisans, commerçants ou chefs d’entreprise (37 % dans le rural et 25 % dans la région), et travaillent dans les secteurs de la construction, de l’hébergement et de la restauration, ainsi que dans certaines activités de services.

Les grands chiffres de l'expatriation britannique :

  • 54 % des expatriés privilégient les territoires ruraux
  • 66 % sont retraités
  • La majorité de ces résidents sont arrivés en France, il y a plus de 10 ans 

Une sortie du Royaume-uni de l’Union européenne pourrait avoir un impact sur la venue des touristes britanniques. Les touristes venus du Royaume-Uni, moins nombreux que la clientèle venant d’Espagne ou d’Italie, génèrent néanmoins plus d’un million de nuitées dans les hôtels et les campings en 2018. Les touristes anglais choisissent plutôt les hôtels haut de gamme de 4 à 5 étoiles. Ils fréquentent peu les stations de ski des Pyrénées.

Si  le nombre de nuitées des touristes anglais chute, entre 2015 et 2018, dans les hôtels (- 2,8 % contre + 10,8 % pour le nombre total de nuitées des étrangers), en revanche, sur la même période, pour les campings, il augmente de 5,7 % (contre + 7,8 % pour le nombre de nuitées étrangères). Les campeurs britanniques privilégient nettement le littoral (57 % des nuitées), loin devant le rural (21 %).

Le partenariat économique entre les entreprises de la région et le Royaume-Uni relève essentiellement de la filière aéronautique, mais reste au total assez limité.

L'Occitanie et les conséquences du Brexit : compte tenu de la forte présence anglaise dans la région, le tourisme et les partenariats économiques entre la région et le Royaume-Uni pourraient être impactés. Les résidents de nationalité britannique pourraient également en ressentir les effets. 

Le partenariat économique est relativement limité avec le Royaume-Uni : ainsi, en Occitanie, 9.800 salariés travaillent pour une multinationale dont la tête de groupe est au Royaume-Uni.

Ils ne représentent que 0,9 % des salariés de la région et travaillent essentiellement en Haute-Garonne (37 %) ou dans l’Hérault (35 %). Ils sont employés dans un peu moins de 500 établissements, souvent de taille restreinte. Quatre salariés sur dix embauchés dans ces multinationales travaillent dans le commerce, un sur dix dans l’hébergement ou la restauration et un sur dix dans la fabrication d’équipements électriques, électroniques ou informatiques. 

Source : INSEE Analysis n° 83 - Parution 30 octobre 2019

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