22e festival Cine 32 clap de fin

Jean-pierre Espiau

Pour cette année, c'est fini, vive le 23e festival. À froid, le bilan est un bon bilan. Alain Bouffartigue résume : 5 jours de plaisir ; près de 15.000 entrées, chiffre stable (même si l’on a supprimé six séances tardives par rapport à l'an dernier), un nombre de participants quasi identique, tous les invités sont venus pour de bons débats et de bons échanges, ambiance détendue et festive. Tout le monde y a trouvé son compte, les cinéphiles comme ceux qui ont envie de quelque chose de plus festif. Un seul mot satisfaction !

Le dernier débat du festival, c'était avec le film de Robert Guédiguian "Gloria mundi" avec la présence de Gérard Meylan et de Robinson Stévenin

Daniel sort de prison où il était incarcéré depuis de longues années et retourne à Marseille. Sylvie, son ex-femme, l’a prévenu qu’il était grand-père : leur fille Mathilda vient de donner naissance à une petite Gloria.   

 Le temps a passé, chacun a fait ou refait sa vie…   

En venant à la rencontre du bébé, Daniel découvre une famille recomposée qui lutte par tous les moyens pour rester debout. Quand un coup du sort fait voler en éclat ce fragile équilibre, Daniel qui n’a plus rien à perdre, va tout tenter pour les aider.

Gérard Meylan et Robinson Stévenin. 

 Gérard Meylan: "Tout un discours sur le temps qui passe, cette frénésie que l'on a envie d'arrêter en permanence, mais malheureusement il ne s’arrête pas. On a toute une réflexion à avoir sur le temps, je pense que c’est l’essentiel du haïku de ce film..."

"Robert Guédiguian, c’est un acteur du cinéma français et international, son principal souci, son principal problème, c’est de montrer comment est le monde et peut-être d’y trouver des solutions."

Robinson Stévenin : "Quand on voit que les gens à la base sont dans l’entraide, qu’ils ne rechignent pas à aller travailler et qu’on en arrive à en avoir un discours raciste…"

 

"Adults in the room", le dernier film de Costa-Gavras clôturait le festival.

Après sept années de crise, le pays est au bord du gouffre. Des élections, un souffle nouveau et deux hommes qui vont incarner l’espoir de sauver leur pays de l’emprise qu’il subit. Nommé par Alexis, Yanis va mener un combat sans merci dans les coulisses occultes et entre les portes closes du pouvoir européen. Là où l’arbitraire de l’austérité imposée prime sur l’humanité et la compassion. Là où vont se mettre en place des moyens de pression pour diviser les deux hommes. Là où se joue la destinée de leur peuple. Une tragédie grecque des temps modernes.

Sortie le 6 novembre.

J’ai demandé à Alain Bouffartigue, Sylvie Buscail et Carine Vene de s’exprimer avec une seule phrase, sur un film, quelle qu’en soit la raison.

 

Alain : " les héros ne meurent jamais " d’Aude-Léa Rapin.  Le film le plus significatif de l’ambition du festival pour la bonne réception qu’il a eu malgré son caractère assez atypique. 

 

Sylvie : « Adults in the room » de Costa Gavras, parce qu’il croque avec justesse notre monde d’aujourd’hui. 

 

Carine : "En attendant le carnaval "  de Marcelo Gomes parce qu’il révèle le danger de notre monde actuel de façon étonnante et surprenante.

 

Je ne pouvais pas me débiner, alors j'ai choisi  "Seules les bêtes" de Dominik Moll pas parce que je suis allé le chercher à l’aéroport (certes), mais parce que  j’aime bien son policier construit "façon puzzle" comme dirait Bernard Blier

Date de sortie : 4 décembre 2019

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