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Fleurance : l'ASF se jette dans la gueule de l'ogre

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Samedi soir, pour le compte de la 14ème journée de championnat de Fédérale 1, Fleurance se rend chez le leader, Valence Romans.

Personne n’a oublié le terrible 3-47 infligé par les Drômois lors du match aller au stade Marius Lacoste. C’était le 16 septembre 2018, lors de la troisième journée de championnat. Nous étions au début de l’apprentissage de Fleurance en Fédérale 1, où l’ASF prenait plus de 40 points par match. Depuis, l’eau automnale a coulé sous les ponts. Studieux, les Gersois rendent de meilleures copies aujourd’hui. Comme ce fut le cas à Castanet (défaite 12-11) lors de la 12ème journée ou bien, dimanche dernier, pour la venue de Nîmes (19-25) qui vise une qualification en Du-Manoir.

Mais voilà, ce samedi soir, les joueurs de Djalil Narjissi vont devoir se rendre dans l’antre de l’ogre. Valence Romans Drôme Rugby croque tout sur son passage. Leader sans partage, le VRDR n’a jamais caché ses ambitions, à savoir grimper d’un étage pour faire partie du monde pro la saison prochaine. Et ils en ont les moyens. Alors, lorsqu’on est une formation qui lutte pour son maintien en Fédérale 1, que peut-on espérer d’un tel voyage dans la Drôme ? Dans quel état d’esprit se prépare-t-on à un tel affrontement ? Djalil Narjissi, l’entraîneur fleurantin, a son image à lui pour illustrer cette affiche : « On part pour escalader un glacier. Moi qui ai l’habitude de faire de la montagne, je dirais qu’on va là-bas pour faire un sommet. On y va pour préparer le match suivant contre Saint-Sulpice en espérant qu’il n’y ait pas de casse. Et puis, il faut en profiter pour donner du temps de jeu à des gars qui en ont besoin. »

« … ce sont des monstres... »

C’est dans ce genre de confrontation que les joueurs de l’AS Fleurance Rugby doivent emmagasiner le plus d’expérience. Peu importe le tableau d’affichage. Ce qui compte le plus, tous s’accordent à dire que ce sera l’état d’esprit montré sur le pré. « Personnellement, je m’attendais à un championnat aussi difficile, nous dit Florian Lanave, le numéro 9 de Fleurance, mais au final, avec nos armes, on se débrouille bien et on fait de belles choses. » Quant au match de samedi contre Valence Romans ? « On va y aller vraiment sans pression, lâche en toute décontraction Florian Lanave, on sait que l’on a rien à perdre là-bas, au contraire. On va essayer de rester collectif et de ne pas s’énerver si on en prend beaucoup. Il faut revenir à Fleurance en étant fier d’avoir montré quelque chose là-bas. »

On l’aura compris, l’objectif de ce déplacement est de porter haut les couleurs de l’ASF en affichant un bon état d’esprit, en travaillant sur les acquis. « Un match de travail » comme dit Christophe Tarozzi, l’entraîneur-adjoint de Fleurance. « Il faut en profiter pour faire des rotations. Mais attention avec les jeunes, il ne faut pas les écœurer, parce que c’est un gros morceau qu’il y aura en face. On sait que ça va être très très dur devant parce que ce sont des monstres… Le score, peu importe. Seul le comportement sera important. Ce qui compte, c’est de préparer la venue de Saint-Sulpice. »

 

Quatre questions à l’entraîneur de Valence Romans, Johann Authier :

- Johann Authier, lorsqu’on est un leader incontestable, comment prépare-t-on la venue d’une équipe qui joue le maintien ?

- Déjà, la réalité, c’est celle du terrain. Après, nous avons des objectifs aussi à atteindre, avec une marge de progression à respecter. D’abord, rester invaincus chez nous, et ensuite, toujours pareil, respecter l’adversaire ; et respecter l’adversaire signifie pratiquer notre meilleur rugby. C’est aussi simple que ça, j’ai envie de dire.

- L’entraîneur de Fleurance, Djalil Narjissi, dit que ses joueurs vont affronter ce samedi une équipe qu’on verra en Pro D2 l’an prochain. C’est un bel hommage…

- Notre objectif initial est de terminer premier de la poule avec le plus de points possible. Après, derrière, pour les phases finales, on verra comment ça se présente. Chaque chose en son temps. Pour l’instant, c’est la réception de Fleurance, ce week-end, et on continue à avancer.

- Par rapport au match aller, y aurait-il un secteur dans le jeu où l’ASF vous avait posé quelques difficultés ?

- Fleurance est une équipe très joueuse. Contre nous, ils avaient été en grande difficulté parce qu’ils n’avaient pas eu de ballons à jouer. En tout cas, je me souviens que, pour entrer dans le match, ça avait été compliqué. Et puis ils ont deux ou trois joueurs capables de faire la différence. Je pense par exemple à leur centre Rémi Cervantes ; puis à l’époque, ils n’avaient pas encore leurs Sud-Africains qui n’étaient pas encore prêts…

- A Valence Romans, tout est mis en place pour atteindre la Pro D2 ?

- L’an dernier, on était aux portes de la qualification. Comme je disais, l’objectif est la Pro D2 à moyen terme parce qu’on a un projet pour ça. Après, chaque chose en son temps.

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Au match aller, les Fleurantins n'avaient rien lâché...
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... et les Drômois s'étaient quand même heurté à des Gersois vaillants.
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Adrian Rabie, ici contre Nîmes, un des Sud-Africains de l'ASF.
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