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Ch. Tarozzi : "l'objectif sera de priver les Nîmois de ballons"

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Pour la reprise, l'AS Fleurance accueille Nîmes ce dimanche 6 janvier.

La trêve des confiseurs passée, retour aux durs combats du championnat. Les Fleurantins qui restent sur un bonus défensif à l’extérieur (défaite 12-11 à Castanet), reçoivent, ce dimanche 6 janvier, le Rugby Club Nîmois, un des prétendants à la qualification des phases finales. Les Gersois s’étaient inclinés 46-27 à l’aller dans le Gard lors de la 2e journée de championnat le 9 septembre 2018. Et si Nîmes avait inscrit pas moins de six essais ce jour-là, les joueurs de Djalil Narjissi et Christophe Tarozzi en avaient tout de même mis trois de leur côté. Ce qui permet d’espérer du spectacle dimanche. Christophe Tarozzi, l’entraîneur-adjoint de l’ASF, croit en la victoire de ses troupes face à « une des plus belles équipes de ce niveau ».

- Christophe Tarozzi, quel va être l’objectif dimanche face à ces redoutables Nîmois ?

- Il n’y a pas d’autre objectif que de gagner. Pour chaque équipe qui viendra ici à Fleurance, notre objectif sera de les gagner. On a déjà pris le plus gros morceau qui est Romans et on a pris 40. Maintenant, même s’il nous reste encore quelques blessés, on va aborder ce match pour prendre quatre points. Après, qu’on y arrive ou pas, ça, c’est le match qui le dira.

- Juste avant la trêve, vous avez réussi à prendre le bonus défensif à Castanet. Ce résultat était bon pour le moral ou, au contraire, était-ce frustrant ?

- C’est bon pour le moral parce que c’est le premier bonus défensif à l’extérieur ; et en plus, sur ce match, si l’arbitre n’avait pas fait quelques erreurs, on doit passer devant. Il y a une petite frustration, mais en même temps, dans le contenu on a été très sérieux, on n’a pas lâché pendant 80 minutes et c’était la première fois que ça nous arrivait… Vous savez, on est en constante progression ; donc, à un moment donné, il y aura un point d’arrêt. c’est-à-dire qu’on aura fini de progresser, on aura atteint notre niveau. Pour en revenir à Nîmes, on sait que c’est une équipe qui joue beaucoup, qui est très bonne, qui conserve beaucoup le ballon, qui joue à la main, qui est très agréable à voir. Notre objectif sera donc de conserver le ballon et de le leur donner le moins possible, parce qu’ils sont très dangereux balle en mains.

- Durant cette coupure de Noël, avez-vous fait un petit debriefing de mi-saison avec les joueurs et tout le staff ?

- Non, pas avec les joueurs, seulement avec le staff. On s’est réuni pour faire un bilan, discuter de certaines choses et établir la marche à suivre.

- Dans une récente interview, Djalil Narjissi parlait du futur match contre Graulhet, lanterne rouge, comme d’une finale de championnat pour Fleurance. Êtes-vous d’accord ?

- Oui, ce sera le match qui peut nous permettre d’acquérir le maintien. Mais comme disait Djalil, si on peut assurer le maintien avant la venue de Graulhet, on ne va pas s’en priver. C’est-à-dire, battre Nîmes dimanche, puis Saint-Sulpice dans trois semaines à la maison, ça nous ferait déjà avancer… Après, oui, on le sait, Graulhet, ça sera notre petite finale à nous pour le maintien.

- Revenons au RC Nîmois. Vous disiez que votre but est de les priver le plus possible de ballon. Comment y parvenir ?

- Je ne vais pas vous donner toutes nos options de jeu… On propose des solutions de jeu en fonction du jeu de l’adversaire. Oui, effectivement, nous avons ciblé deux ou trois points « faibles » chez les Nîmois. Et on va essayer d’envoyer du ballon, quand on l’aura, à l’extérieur, parce que c’est là où sur la restructuration ils ont du mal. Et à l’intérieur de leur numéro 10. On va essayer de se débrouiller avec ses options-là… Surtout, lorsque nous aurons le ballon, on va essayer de le conserver et ne pas le rendre au pied trop facilement parce qu’ils sont très bons sur les contre-attaques du fond de terrain. Il y a des fois où on fait exprès de laisser le ballon sur le terrain parce qu’on veut mettre de la pression et les obliger à nous rendre le ballon au pied. Eux (les Nîmois), quand tu leur donnes le ballon, il ne te le rendent pas, ils l’utilisent de très belle manière. Donc, notre objectif sera, soit de mettre du jeu au pied de pression pour être dessous et pour être à la lutte de récupération de ballon, soit taper en touche et les jouer. Donc le but du jeu, c’est : grosse conquête, avoir nos mêlées, avoir nos touches et essayer de les embêter dans ces secteurs-là… C’est un choix dangereux parce que quand tu joues dans tes vingt mètres, tu peux toujours être pénalisé, faire en-avant, mais ce sont les options stratégiques que l’on a choisies.

- En tant que coach, quel vœu pour 2019 ?

- Moi je n’ai qu’un vœu, comme toute l’ASF, c’est de se maintenir. On est vraiment dans cette optique-là, avec beaucoup de travail dans ce sens-là. Et tout le monde en a bien conscience… Et lorsque le maintien sera réalisé, il faut basculer sur la conservation des joueurs pour l’année prochaine, l’arrivée de deux ou trois joueurs pour renforcer l’effectif… Cette fin de saison va aller très vite. Mi-avril, la saison est terminée et il faudra basculer sur 2019-2020. Tout doit se faire dans l’anticipation sinon la saison prochaine sera encore plus dure que celle-là. Maintenant on sait ce qu’est la Fédérale 1 et on sait ce qu’il nous manque, à nous d’aller les chercher.

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Comme ici contre Rodez, Christophe Tarozzi ne laisse rien passer, même avec le délégué du match...
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... n'hésitant pas à contester le chrono.
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