NOGARO

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Les Nogaroliens ont découvert avec bonheur l'Harmonie fleurantine

Dimanche 10 janvier, la salle d'animation était comble pour écouter le concert du Nouvel An organisé comme chaque année par le Clan (1). Jusqu'à présent, les orchestres invités étaient bien connus dans la région de Nogaro. Cette fois-ci, c'est l'Harmonie fleurantine (2), peu connue des Nogaroliens, qui est venue, avec un effectif important (55 musiciens (3).

Sur un programme de douze morceaux, huit sont de Johann Strauss fils, (trois valses, deux marches et trois polkas) ; et il y a aussi la valse n°2 de Chostakovitch, la valse du Lac des cygnes de Tchaïkovski, Cassiopeia du compositeur portugais Carlos Marques et Le pleur de la dernière licorne de Rossano Galante, compositeur né aux États-Unis.

Circonstance amusante et sympathique, chaque morceau est précédé d'une présentation humoristique par un musicien. Présentation qui se termine chaque fois par « ...sous la baguette militaire (ou souriante ou douloureuse ou épuisée etc.) de Vincent Blesz ». Le chef assure à la fin du concert qu'il n'avait pas été mis au courant de ces textes.

Des musiciens amateurs qui valent des pros – Certains font la fine bouche quand on parle des valses de Vienne, parce qu'ils pensent que « cela ronronne ». Mais là, pas de somnolence ! La Valse de l'empereur et la Valse du beau Danube bleu sont exécutées d'une manière époustouflante. On peut dire qu'avec Vincent Blesz, elles prennent un grand coup de jeune ! Outre la précision et la rigueur d'exécution que l'on attend d'un bon orchestre, le chef Vincent Blesz sait transmette au public à la fois une fougue, un enthousiasme extrêmes et un brin de la nostalgie propre à l'esprit de la Double monarchie d'Autriche-Hongrie à la fin du XIXe siècle. Mais on n'en reste pas là : avec les marches et les polkas, c'est, à l'inverse, la joie qui transparaît. La joie dont exulte une musique pleine de force.

Même intensité dans l'exécution des autres morceaux : la valse de Chostakovitch, que l'on entend souvent dans les séries policières de la télévision, la valse du Lac des cygnes, Cassiopeia et Le pleur de la dernière licorne ont donné beaucoup de plaisir aux auditeurs-spectateurs.

Au rappel, comme au concert du Nouvel An à Vienne, l'Harmonie a joué la Radetzky-Marsch, de Johann Strauss père, symbole s'il en est de l'Autriche et de son armée. Avec toute la rigueur et la vigueur que l'on espérait.

Manifestement, cette formation musicale de très haut niveau mérite beaucoup de publicité. Et l'on peut voir sur les photos que la majorité des musiciens est très jeune. Parmi les plus jeunes, un fils de Vincent Blesz, Jonathan (16 ans), est à la batterie et un autre, Mateo (11 ans) est clarinettiste dans l'Harmonie.

(1) Culture loisirs animation Nogaro). (2) http://harmoniefleurantine.free.fr/  (3) La formation était composée de : 7 flûtes (dont 1 piccolo), 15 clarinettes (dont 1 basse), 9 saxophones (alto, ténor et baryton), 2 cors, 7 trompettes, 4 trombones, euphoniums, 2 basses (tuba et contrebasse à cordes), 1 piano et 4 percussions.

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La salle d'animation à la fin du concert
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Vincent Blesz et son fils Mateo
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Musiciens
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Autre vue
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Une partie de l'Harmonie
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