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Un procès d'intention dès l'ouverture du conseil municipal

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La réunion promettait d'être houleuse... et elle l'a été !

Étant donné que le groupe Vivons Condom regrette souvent de ne pas être associé, il est un peu dommage que Gisèle Biémouret n’ait pas assisté à la conférence des présidents de groupes préalable à la réunion du jour. Ce jeudi 10 juin, à 19 h 30, Jean-François Rousse attaque fort pour débuter le conseil municipal, en présentiel, salle Pierre de Montesquiou.

En réponse, la députée du Gers oppose son droit à un agenda chargé et surtout regrette que les séances plénières avant le conseil municipal aient disparu ; elle maintient : "nous ne sommes pas informés, certaines commissions ne se sont jamais réunies, ainsi la commission solidarité-social où Claudine Giraud n'a jamais été convoquée."

Elle déplore ce procès d'intention en préalable au conseil municipal. Avant même qu'elle ait prononcé le moindre mot, le maire attaque bille en tête, il avait décidé que le groupe Vivons Condom se plaignait de cet état de fait. "Effectivement nous nous plaignons de ne pas être associé, mais je n'avais encore rien dit Monsieur le Maire."

"Si vous ne participez pas, rétorque Jean-François Rousse pour clore ce débat qu'il avait lui-même suscité, c'est votre droit le plus absolu mais dans ce cas-là, il ne faut pas se plaindre de ne pas être associé".

… Et il passe alors à la première question de l'ordre du jour.

Mais le ton était donnée et, durant toute la réunion, des saillies seront échangées de part et d'autre.

Que retenir d'une telle réunion ?

L'avenir avec la présentation du projet de snack pour le club de rugby, un véritable investissement pour un montant de 300.000 €. Malheureusement, il ne devrait profiter qu'au seul club de rugby. Sa mutualisation ne pouvant être envisagée du fait d'une occupation quasi continuelle, par contre, en ce qui concerne l'ancien snack pour lequel Philippe Bret s'est interrogé sur sa destination future, le maire a répondu que, vu le manque de locaux, il n'y avait pas de souci à avoir pour une occupation ultérieure. Toutefois, cela engendrera certainement des frais supplémentaires à rajouter au coût de l'opération.

Á l'occasion du point à l'ordre du jour sur la signature pour le financement du centre de vaccination, il est intéressant de signaler comment il va fonctionner cet été. Alors qu'il était envisagé de n'avoir que trois centres dans le Gers dont Condom ne faisait pas partie, en définitive, à la Salle Pierre de Montesquiou, il sera toujours possible de se faire vacciner mais uniquement le jeudi, à partir du 14 juillet.

Dernière déclaration du maire avant les questions diverses : un point concernant un service du CIAS,  l'EHPAD de la Ténarèze, où un grave dysfonctionnement à la direction serait apparu, au niveau du management, à tel point que des familles de résident ont porté plainte et que des personnels auraient donné leur démission.

Une procédure a été engagée par une personne mettant en cause, entre autres, le directeur du CIAS qui est aussi le directeur général des services de la mairie de Condom. Une enquête administrative a suivi avec des conclusions prises par la Communauté de communes de la Ténarèze : le directeur a été poussé vers la sortie et la personne concernée réaffectée sur un poste au conseil départemental.

"Je trouve que, humainement, ce sont des méthodes qui ne sont pas acceptables et, sous le couvert de la légendaire bienveillance, les adeptes de l'inclusion ont pratiqué l'exclusion. En la personne du directeur, à l'intérieur du CIAS, d'énormes compétences ont été perdues" estime Jean-François Rousse.

"Aujourd'hui tout est réglé, les négociations ont été menées dans l'intérêt des agents mais il a été préféré la solution de scinder les services. Pour le maire de Condom, il s'agit d'une politisation à outrance du CIAS qu'on constate à d'autres niveaux et qui n'est pas rassurante quand on parle de services à la personne." conclut le maire.

Une déclaration de sa part qui n'était pas forcément soumise à intervention, d'où une pique à l'intention de Gisèle Biémouret qui souhaitait intervenir sur ce sujet.

Le fait que vous osiez dire, Monsieur le maire qu'il y ait politisation au CIAS, j'avoue, Monsieur le maire, que les bras m'en tombent parce que lorsqu'on a le sens du service public et de l'intérêt général et qu'on essaie de porter des projets parce qu'on pense qu'être élu, c'est avant tout être utile à son territoire et aux habitants, est-cela de la politisation ? Des liens de confiance doivent être créés quand on travaille ensemble.

Des marchés flottants pour Condom ?

Depuis vingt ans, le département participe aux marchés flottants à Paris, en bord de Seine, avec les producteurs gersois, une manifestation très sympathique avec un retour très positif. Gisèle Biémouret souhaite mettre en place Les marchés flottants de la Ténarèze, en bord de Baïse, au moment des journées du Patrimoine, pour une mise en valeur du site, en associant les producteurs locaux. Un ballon d'essai, une première année, sur deux jours, le samedi et le dimanche, qui pourrait se développer au fil des ans, sans nécessité des sommes astronomiques.

Cette question a encore été l'occasion d'escarmouches verbales entre les deux protagonistes pour une conclusion plutôt précise. De prime abord, Jean-François Rousse déclare : "Ni pour ni contre, nous attendons simplement que vous veniez la présenter".

À la fin du débat, il convient que "officiellement, nous retenons l'idée, mais nous demandons simplement à en avoir les tenants et les aboutissants".

"Vous aurez un projet dans les quinze jours qui suivent", lui répond Gisèle Biémouret, en conclusion.

Cette énorme tension au cours du conseil municipal, certains, comme Pitto Campa, ont du mal à la comprendre. Il souligne cela en mettant cette ambiance électrique sur le compte sans doute de la période électorale.

Et celle-ci s'invite ouvertement lors de la dernière question du maire à propos d'une visite que Philippe Martin et Gisèle BIémouret auraient effectuée à la suite d'un entretien avec le directeur du centre hospitalier, Bertrand Tenèze, en circulant dans les couloirs du bâtiment. La question s'adresse donc directement à Alexandre Baudouin en sa qualité de président du conseil de surveillance de l'hôpital : savoir si les autres candidats aux élections départementales ont également été invités.

Mais juste avant, un point soulevé par Benoît Dauga quant à la distribution du bulletin municipal - le dernier numéro vient d'être imprimé - peut lui aussi prêter à interprétation. Très apprécié par les Condomois, la distribution par La Poste du numéro précédent n'avait pas été parfaite, semble-t-il. Il a donc été décidé de se passer des services postaux pour mettre à contribution les élus de la majorité qui ont ainsi assuré le portage à domicile, permettant aussi de réaliser des économies.

Qu'auront pu penser de tels échanges les rares, trois ou quatre seulement, spectateurs venus assister à cette assemblée ? Bien sûr, ils se trouvaient à l'opposé de la salle et non sur l'estrade comme les personnages exposés par le Centre Social de la Ténarèze.

Photos Marc Le Saux

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