Un samedi matin qui voudrait redevenir comme avant

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Avec les boutiques grandes ouvertes et les accros de shopping qui s'y engouffrent

Mais ce samedi 28 novembre, matinée de la première étape de ce second déconfinement, peut-on faire marche arrière ? Se retrouver comme on l'était un an plus tôt. Insouciants, tous avec une seule idée en tête les préparatifs des Fêtes de fin d'année... comme toujours.

Impossible, la situation ne devrait plus jamais être vraiment la même ?

Et pourtant, les commerçants ont tous ouvert leurs boutiques ; les Condomois vont ainsi tenter de reprendre leurs habitudes, avec quelques unes en supplément, déjà rentrées dans les mœurs : le port des masques, le nettoyage des mains en passant la porte des magasins, plus d'accolades ni d'embrassades.

La jauge : comme ce mot sonne étrange, non ? En tout cas, le voici devenu familier de notre vocabulaire..

En effet, autorisés à rouvrir ce samedi, les commerces doivent désormais appliquer une jauge de 8 mètres carrés par client.  Combien cela autorise-t-il notre libraire condomois à admettre de visiteurs dans sa boutique ? Un lecteur est patient de nature, car il sait prendre son temps et donc les clients du Chat Pitre 32 attendent leur tour sans signe d'énervement. Pour info, pas besoin de se précipiter, maintenant, les horaires d'ouverture redeviennent normaux, à savoir de 9 h 30 à 12 h 30 & 14 h à 19 h, du mardi au samedi.

Le chaland est encore rare dans cette rue normalement animée du centre ville ; les commerçants en profitent pour exposer à l'extérieur de leur magasin et inciter les passants à s'aventurer... à l'intérieur.

Les commerces non essentiels : encore une expresssion qui peut sembler bizarre !

Au 41 de la rue Gambetta, l'Atelier Maurice Vétier fait forcément partie de ce type de commerce. Pourtant, la vue de ces paysages méditerranéens aux couleurs ocre ou rouge, ces tons qui font revivre la chaleur de l'été, ne devrait-elle pas au contraire être jugée bienfaisante ? 

Atelier ouvert du mardi au samedi de 10 h à 12 h et de 15 h à 18 h30.

Même si la rue Gambetta reprend des couleurs, en ce samedi matin, on ne ressent pas encore l'affluence des grands jours.

Les commerçants peuvent aussi rester ouverts jusqu'à 21 h pour augmenter les chances de rattraper le chiffre d'affaires perdu lors du mois de fermeture. Il n'est pas évident que ce choix sera retenu dans les petites villes gersoises.

Les portes sont grandes ouvertes pour mieux inciter le client à rentrer alors qu'il hésite devant la vitrine.

On arrive aux abords de la cathédrale ; là, les Condomois sont plus nombreux et ils prennent le temps d'échanger quelques propos. Protégés derrière leurs masques, le sujet de conversation est souvent le même : le Coronavirus, le Covid-19 et “2020 - l'Annus Horribilis”.

Quant au fleuriste, il n'a pas lésiné sur les présentoirs en dehors de la boutique. Ce mois de novembre a semblé si long !

On s'éloigne très légèrement de la Rue Gambetta pour faire un détour par le marché du samedi matin sous la halle. Là, les conversations vont bon train, semble-t-il.

Car dans cette halle conviviale - marché pourtant trop souvent boudé par les Condomois -, chacun peut entendre évoquer les derniers échos de la cité.

Le journal du Gers termine cette balade dans la sous-préfecture condomoise aux Fruits & Légumes, de la place Saint-Pierre, où l'inévitable sapin de Noël est encore disponible. N'hésitez pas à en profiter si vous n'avez pas encore acheté le vôtre !

Un regret pour clore cette promenade, les rideaux encore baissés rencontrés ça et là : ceux des restaurateurs qui ne peuvent pas encore ouvrir. Jusqu'à quand faudra-t-il attendre ? Est-ce bien nécessaire quand on sait toutes les contraintes sanitaires que ces établissements s'étaient imposés ?

Photos Marc le Saux

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