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Pour les amateurs : la fabuleuse histoire de Brough Superior

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A Saint-Jean, près de Toulouse, Thierry Henriette et Albert Castaigne ont ressuscité l’illustre marque de motos anglaise, dont un ouvrage paru récemment relate l’histoire…

Active dans l’Entre-deux-guerres, la marque fondée par Georges Brough, en 1919, est célèbre pour sa mythique SS100, moto à laquelle est immanquablement associé le nom de Thomas Edward Lawrence, alias Lawrence d’Arabie. Et à laquelle Boxer Design a redonné tout son lustre.


L’histoire remonte à un siècle. En 1919, à Nottingham, au cœur de l’Angleterre, Georges Brough, fils d’un constructeur de motos, se lance dans la production d’engins haut de gamme. Brough Superior est né. Active jusqu’en 1940, l’entreprise produira un peu plus de 3.000 motos en deux décennies. Des modèles de collection qui s’arrachent aujourd’hui dans les ventes aux enchères.

Le plus célèbre d’entre eux est la fameuse SS100 (pour sa vitesse de 100 miles/h, soit 160 km/h), au guidon de laquelle Thomas Edward Lawrence, immortalisé par Peter O’Toole dans le film Lawrence d’Arabie, eut cet accident qui lui coûta la vie en mai 1935. Il paraît que l’officier et écrivain britannique posséda 7 Brough au fil de sa vie.


C’est de cette riche histoire que parle un bel ouvrage paru début novembre, en vente sur le site marchand de la Fnac : « La fabuleuse histoire de Brough Superior », de David Dumain et Jean-Louis Basset, avec, en prime, un avant-propos de Sylvain Tesson.


Moteurs imaginés à Bayonne…

Mais la riche histoire est encore bien loin d’être terminée. Après les Midlands de l’Angleterre, elle se poursuit depuis 2013… à Toulouse, et plus précisément à Saint-Jean. À l’époque, c’est encore le collectionneur Mark Upham qui détient la marque et ses brevets, acquis par lui en 2008.


Du côté de Saint-Jean, Thierry Henriette, ancien concessionnaire moto, dirige depuis 1999 son propre bureau d’études, baptisé Boxer Design. Avant d’être sollicité par Upham pour relancer Brough Superior, il avait commencé par produire une trentaine de motos « Boxer » équipées de moteurs du constructeur Voxan (jusqu’à la première liquidation de celui-ci, en 2002), puis s’était tourné vers les kits de transformation, les prototypes et les séries limitées.


Thierry Henriette a passé trois années à développer un moteur bicylindre en V doté d’un système unique d’injection directe et de turbo. Un moteur de 1.000 cm3 imaginé avec le concours de l’entreprise bayonnaise Akira Technologies.

À partir de 2017, il est en mesure de lancer la production de modèles-phares de Brough Superior (SS100, Pendine Sand Racer, Anniversary). Plusieurs centaines d’exemplaires seraient sortis depuis de l’atelier toulousain de Boxer Design, qui compte aujourd’hui plus de 20 salariés et réalise environ 5 millions d’euros de chiffre d’affaires. L’entreprise travaillerait avec pas moins de 80 sous-traitants, dont une vingtaine établis localement.


Cadre, carrosserie, échappement, sellerie cuir et moteur : tout est assemblé à la main, à Toulouse. Chaque exemplaire est sous la responsabilité d’un ouvrier qualifié. Les liquides font l’objet d’un partenariat exclusif avec Elf, qui a développé une huile synthétique spécifique pour ces nouvelles Brough. Bien entendu, les exemplaires de ces bijoux pour collectionneurs sont uniques et largement personnalisés. On y retrouve le charme rétro des modèles originels, les technologies actuelles et le respect des normes en vigueur en plus.


Une Aston Martin made in Toulouse !

Entretemps, en 2018, Thierry Henriette et son associé Albert Castaigne ont racheté la marque à Mark Upham. Et l’an dernier, Boxer Design a pris un nouveau virage : la prestigieuse marque Aston Martin a confié à l’entreprise la production… de sa première moto. Une moto de course turbocompressée de 180 chevaux et d’autant de kilogrammes, en série limitée (100 exemplaires).

Présentée il y a tout juste un an à Milan, cette « AMB 001 » (pour Aston Martin Brough) avait alors beaucoup fait parler. C’est le constructeur automobile qui en fournirait la carrosserie en carbone. Pour s’offrir ce petit bijou, il faut compter au moins 110.000 euros (c’est à partir de 60.000 pour une SS100 neuve), et ce sans clignos ni rétros, inutiles puisque l’engin n’est pas homologué pour la route. Tout se passera donc sur circuit pour les heureux détenteurs de la machine.


Après ce modèle pour le constructeur britannique, lancé tout juste un siècle après la création de Brough Superior à Nottingham, les nouveaux propriétaires de la marque n’ont visiblement pas prévu de s’arrêter là. Ils prépareraient une autre série limitée « Lawrence ».

La légende continue : affaire à suivre !

Plus d’informations sur le site internet, cliquez ici


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