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Sur la piste des granges cisterciennes

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l'Histoire à nos portes

Le temps incertain de dimanche n’avait pas découragé Les Amis de la Chapelle Saint Jaymes, de Saint Michel, qui se retrouvaient dès 9H30, sous la houlette de leur président Dominique Ridoux, devant le Foyer Rural de la commune pour une sortie culturelle.

Après deux causeries précédentes sur l’état de la région avant l’arrivée des moines de Berdoues puis sur l’œuvre des cisterciens dans la zone d’influence de l’abbaye, Henri Calhiol, responsable du secteur de Mirande de la Société archéologique, historique et littéraire du Gers, amenait le groupe sur le terrain, à la découverte du passé.

Ce rallye devait les conduire de Saint Michel à Mirande, en grande partie sur l’antique camin mirandès  à la découverte des sites d’implantation de plusieurs granges cisterciennes, ces exploitations agricoles gérées rationnellement par l’abbaye et confiées à des grangiers ainsi qu’à d’autres moines convers, qui toutes possédaient leur chapelle pour prier et dont il reste des vestiges encore importants ou au contraire modestes voire fantomatiques.

On est  surpris de constater la permanence de l’habitat humain sur ces sites depuis ou pendant des siècles, avec pérennisation de la toponymie et dont certains conservent encore des portions du bâti d’origine. « La Tuilerie », « L’Infirmerie », « La Sacristie », « Au Pesqué », « Lézian »… autant de lieux qui furent des possessions des Cisterciens, avec leurs spécificités respectives (celle de Lézian verra par exemple l’implantation de la bastide de Mirande).

L‘approche d’un moulin à eau sur la Baïse, possession des moines de Berdoues, permit de comprendre comment la conjonction d’une activité agricole bien conduite et de cette activité plus industrielle (les moulins à eau pouvaient moudre les céréales, produire de l’huile, battre ou fouler le drap, les cuirs et le feutre, scier le bois…) ajoutée à la création « politique » d’une bastide avec ses foires et marchés, avait pu générer une économie florissante qui attira de nouveaux habitants étrangers à l’Astarac et fut longtemps source de revenus pour l’abbaye, le comte d’Astarac et le représentant du roi de France.

Ce fut également l’occasion d’évoquer la période féodale qui précéda l’arrivée des Cisterciens avec l’exemple de la modeste seigneurie de La Serre (commune de Berdoues), son église et sa paroisse disparues avec sa communauté d’habitants au bord du passant camin mirandès. La motte castrale de ces seigneurs est toujours là, avec son éminence artificielle de terre et son fossé, non loin du manoir pittoresque de La Tour, qui lui succéda probablement quand les temps devinrent plus sûrs.

Une matinée riche de découvertes sur ce pan d’histoire de l’Astarac.

texte et photos Henri Calhiol

 

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