Communauté de Communes de la Lomagne Gersoise. Taxe de séjour: ce qui va changer

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Du réel au forfait

 Moins d'une dizaine d'hébergeurs de tourisme étaient présents sur les soixante treize convoqués à cette réunion organisée par la communauté de communes de Lomagne Gersoise.On peut dire que les absents ont eu tort car le propos était d'importance. D'ailleurs, Pierre-Luc PELLICER, vice-président de la C.C.L.G, et Jérôme DAUZATS, chef de projet tourisme et tout nouveau directeur de l'office de tourisme avaient fait le déplacement. C'est ce dernier qui prit d'abord la parole pour donner à l'aide de quelques diapositives, sa vision et l'orientation de l'office de tourisme dont le siège sera à Lectoure avec des bureaux à Fleurance et à La Romieu. Bien conscient de la concurrence via internet, il entend mettre en oeuvre une réforme qui passera, entre autres, par l'amélioration des locaux, la formation des personnels, la mise en place d'outils numériques novateurs, l'édition de nouveaux médias... etc.

Il était alors temps d'aborder "le sujet qui fâche". J.DAUZATS commença par faire un double constat. La taxe de séjour actuelle est forcément inégalitaire puisque toutes les communes ne l'appliquent pas. Ensuite, le financement des offices de tourisme ne doit pas reposer sur l'impôt mais bien par une taxe payée par les touristes eux-mêmes. D'où la nécessité, avec l'aide du législateur, de trouver un mode de réglement équitable, rémunérateur, facile à collecter et peut être aussi à surveiller. Et c'est tout naturellement que la C.C.L.G s'est tournée vers le système forfaitaire. Un logiciel de simulation sera envoyé aux hébergeurs présents afin qu'ils puissent calculer le montant qu'ils auront à acquitter et le comparer au système déclaratif actuel dit "au réel". Les paramètres de calcul sont basés sur le classement éventuel de l'hébergement (épis, étoiles,...), la période d'ouverture annuelle par tranches de cent jours et la capacité d'accueil en lits ou places.

Les réactions ne se sont pas faites attendre. Et ce n'est pas parce que l'assistance était restreinte qu'elles ne furent pas virulentes. Visiblement, les hébergeurs présents regrettaient déjà le système en place, persuadés de devoir payer plus avec un forfait qui va lisser les différences qui existent entre les différents modes d'hébergement et les fréquentations fluctuantes. P.L PELLICER et J.DAUZATS ont écouté attentivement les récriminations de chacun et, en guise de conclusion, ils ont assuré à l'assistance, que si le projet de réforme était déjà bien avancé, il n'était pas définitivement figé. Ils tiendront compte des remarques pour tenter de l'adapter et de l'améliorer.

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