Suivez le parcours de découverte initié par le Club des Motivés

Valence panneaux.JPG

Il est opérationnel depuis ce samedi 10 juillet

Cette formule est depuis quelque temps véhiculée par les médias. Mais pour celui qui veut en savoir un peu plus, il y a matière à interrogations. Il sait simplement que c’est le titre d’un projet pensé par le club des Motivés, qu’il a été élu par les citoyens dans le cadre du Budget Participatif Départemental Gersois, qu’à ce titre il a obtenu une subvention de 4.000 euros et que les bénévoles motivés ont souligné que cette aide financière permettait de mener un travail plus élaboré.

Dernièrement, quelques indices installés ça et là par un duo valencien ne laissaient aucun doute, le suspense allait prendre fin. Enfin, le témoin lambda allait pouvoir satisfaire sa curiosité. Et il a bien raison.

Ces indices, les supports disséminés ici et là, attendaient depuis quelques jours une dernière étape : recevoir le contenu informatif pour renseigner les promeneurs.

Ce samedi, le parcours a été mis en place définitivement. C’est le fruit d’un travail remarquable sur ces bastides, telle Valence-sur-Baïse, qui virent le jour aux XIIIe et XIVe siècles pour le défrichement du sol et son exploitation. Le Moyen-Âge a mauvaise réputation. À l’école, n’apprenait-on pas aux élèves, moi-même l’ai je souvent répété, que le serf était taillable et corvéable à merci. Comprenons par là que les paysans qui composaient une grande partie de la société étaient soumis au bon vouloir de son seigneur. De plus, les guerres incessantes, la famine qui les guettait, les saccages perpétrés par des soudards noircissaient le tableau d’un pays couvert de landes et de forêts, ces forêts où ils trouvaient refuge devenant ainsi une population suspecte aux yeux des sédentaires car elle ne connaissait ni seigneur, ni loi.

Il est possible de comprendre maintenant la politique que suivirent les Hospitaliers aux portes de Toulouse dans la forêt de Bouconnes. Il s’agissait pour eux de fixer cette population flottante, d’ouvrir de nouveaux champs à la culture et, pour cela, d’entreprendre le défrichement de la forêt. C’est à ce but précis que répondit la création de sauvetés aux IXe et Xe siècles suivis plus tard par la fondation des bastides toujours pour l’exploitation du sol.

Dans ce dernier cas, un contrat de paréage était signé entre le possesseur du sol et l’autorité suzeraine, l’abbé de Flaran et le Comte d’Armagnac pour Valence-sur-Baïse, mais d’autres furent le résultat de la politique menée par les rois de France, d’Angleterre, des seigneurs.

Le parcours qui sera à suivre dans le village fera rencontrer tous ceux qui participèrent à sa création.

Encore quelques vérifications et tout sera prêt pour accueillir les touristes pour cette saison estivale.

À travers Valence-sur-Baise, ce sont toutes les bastides, plus de quatre cents dans le Sud-Ouest qui se dévoilent à vous.

Un merveilleux voyage, pigmenté par une énigme, à suivre dans la coquette bastide de Valence-sur-Baïse comme le disait l’historien local Philippe Lauzun.

Encore merci aux citoyens avec le relais du Conseil Départemental d’avoir permis une telle réalisation.

Claude Laffargue

Suggestion d'articles
Suggestion d'articles