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Coronavirus – La situation doit-elle nous inquiéter ?

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Si la pandémie n’a pas encore été jugulée, les signaux sont à interpréter sans emballement. Nous analysons l’évolution du taux de positivité, les données hospitalières et le comparatif régional.

Nous constatons régulièrement de nouveaux cas de Covid-19 dans le département. Ces derniers témoignent d’un virus encore actif. Ainsi, pour juillet, nous totalisions 9 nouveaux cas positifs au 26/07 (Santé Publique France – dernière mise à jour globale). Cela peut paraître important. Mais ce même chiffre était de 67 au début du déconfinement en mai sur la période du 13 au 31/05/2002 (Nota : l’indicateur SiDep débute le 13/05/2020).

Ce chiffre est surtout à mettre en relation avec le nombre de tests réalisés. Pour juillet, il est de 2378 (au 26/07). Ce qui, rapporté aux neuf cas, fait ressortir un taux de positivité mensuel pour le département de 0,38 %. Comprendre : 0,38 % des tests réalisés ont été positifs en juillet. Cela reste une bonne tendance. Inférieur au taux mensuel francilien de 1,40 % ou à celui de la France à 1,23 % (Voir illustration en entête). Pour Santé Publique France, l'indicateur lié au taux positivité doit être classé VERT en deça de 5%. 

Après un léger pic le 21/07, le taux journalier de tests positifs dans le Gers est reparti à la baisse pour s’établir à 0,57 % le 26/07

Comme nous le constatons, sur le graphique, le taux de positivité poursuit une dynamique baissière depuis la fin mai. Il s’établit à 0,57 % le 26/07/2020 (cumul 7jours glissants). La baisse du taux de positivité est l’évolution prévisible du cycle de l’épidémie. Elle est favorisée par le maintien des règles sanitaires telles que le port du masque dans les endroits clos et les mesures de distanciations sociales.

Les autorités évoquent souvent le taux d'incidence (Nbre de cas pour 100 000 hab). Mais celui-ci est toujours à interpréter en relation avec le nombre de tests réalisés. En effet, les départements qui testent davantage, par exemple en cas de clusters, vont présenter des taux d'incidence plus élevés. De ce fait, l'indicateur qui nous parait le plus pertinent est l'évolution du taux d'incidence par rapport au nombre de tests réalisés. Celui-ci n'est malheureusement pas présent dans les tableaux de bord. Il faut télécharger les données Open data pour analyser la combinaison des deux variations.

D’autre part, si les soubresauts du Covid-19, cet été, peuvent légitimement nous inquiéter, il ne faut pas perdre de vue les données épidémiologiques médicales. Les éléments à surveiller de près sont les données hospitalières avec le nombre d’hospitalisations, ainsi que les entrées en réanimation. Ce sont ces dernières qui traduisent le niveau de gravité du virus et le risque de mortalité auquel s’expose la population.

Pas de nouvelle admission hospitalière dans le Gers depuis le 27/05 et la dernière entrée en réanimation remonte au 08/05.

Force est de constater que les admissions hospitalières se font rares. Et pourtant le nombre de cas continue d’augmenter. Le taux de positivité reste d’ailleurs assez stable : autour de 1,5 pour la France comme indiqué sur le graphique plus haut en rouge.

Comment expliquer alors que le nombre d’hospitalisations soit en constante diminution ?

Les épidémiologistes évoquent le fait que ce sont majoritairement des populations plus jeunes car plus insouciantes qui sont à présent atteintes par l’épidémie.À ce titre, elle seraient le plus souvent asymptomatiques ou avec des symptômes plus légers.

Le taux de positivité le plus élevé est chez les 20-29 ans

Ce que confirme le graphique ci-dessous présentant le taux de positivité des tests suivant l’âge (Tests réalisés en juillet sur la France entière). Nous constatons que ce sont les jeunes de 20 à 29 ans qui ont le taux de tests positifs le plus élevé à plus de 1,8 % (3795 positifs sur 207862 tests).

D’autre part, certains évoquent toujours l’incidence climatique et le fait que les patients atteints de Covid-19 l’été présenteraient des symptômes moins graves.

La Bulgarie et la Roumanie aux antipodes de l’Occitanie

Nous joignons à l’analyse une carte intéressante qui présente le taux d’incidence pour l’ensemble des régions d’Europe. Ce document est élaboré par l’ECDC (Agence de Santé Européenne). Il recense le nombre de cas pour 100 000 habitants.

La carte est datée du 29/07. Nous constatons que, hormis l'Espagne du Nord Est, la situation en Europe de l’Ouest est assez homogène et sous contrôle. La Suède est presque entièrement en orange. Ce pays n'a pas imposé de confinement et n'impose toujours pas le port du masque. Il fait toutefois mieux que l'Espagne du Nord Est. Ce sont la Bulgarie et la Roumanie qui présentent la situation la plus mauvaise et les risques les plus importants.

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