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Du côté de nos libraires…confinés

Chaque premier samedi du mois, le Journal du Gers vous propose une balade chez les libraires et vous révèle leurs coups de cœur du moment.

À situation sanitaire inédite, chronique inédite… En ce mois d’avril 2020 où les Français doivent rester confinés chez eux, nous avons donné carte blanche à nos libraires.

Certains ont choisi de s’exprimer sur la fermeture imposée par le gouvernement, d’autres nous invitent à anticiper nos prochains achats, dès que l’humanité sortira enfin de ce sale cauchemar qui hante nos nuits et nos jours…

À la librairie Les petits papiers, à Auch

« En ce qui nous concerne, une réouverture est impensable tant que les conditions de fonctionnement normales ne sont pas réunies. Les dépôts sont fermés, nos livraisons par Prisme qui est notre dispositif logistique, sont interrompues et tant que le confinement est déclaré, je ne vois pas les lecteurs se ruer en masse dans nos librairies. Même quelques uns.

Cela vaut-il le coup de prendre des risques pour quelques personnes? D'autant que tout cela risque d'être encore resserré.

Donc pour l'instant, je crois qu'il faut prendre notre mal en patience, préparer le futur et espérer que cette période ne devienne rapidement qu'un mauvais souvenir. Le plus vite possible. Et faire en sorte que les gens qui nous entourent soient le mieux protégé... »

La librairie Les petits papiers vous donne rendez-vous sur son site Internet, où vous pourrez choisir vos livres, dans la limite des stocks disponibles. Il vous suffit alors d'envoyer un mail à l'adresse librairielespetitspapiers@gmail.com, ou un message depuis la page Facebook https://www.facebook.com/librairie.lespetitspapiers.7 Vous pourrez ensuite les récupérer sur place, ou lors de livraisons organisées (voir les conditions sur https://lespetitspapiers.org)

Les petits papiers

22, rue Dessoles, à Auch

librairielespetitspapiers@gmail.com

À la librairie Le Chat Pitre 32, à Condom

« Ma première impression, à l'annonce des mesures gouvernementales du samedi 14 mars, fut la stupéfaction... puis une compréhension rapide des enjeux du moment.

À la réflexion, il me paraît hâtif, voire imbécile, d'envisager une réouverture des librairies. L'urgence est absolue et ne saurait tolérer d'autres exceptions. Il s'agirait plus volontiers de restreindre la vente en ligne des "produits" (même culturels) non-indispensables.

Par ailleurs, l'ensemble des éditeurs ont suspendu, dès lundi, tout envoi auprès des librairies, et les parutions annoncées sont reportées sine die, y compris pour les acteurs de la vente en ligne.

Le Syndicat de la Librairie Française a négocié auprès des différents distributeurs (Hachette, Gallimard, Flammarion, Interforum, etc.) des reports de paiement d'un à deux mois : les libraires vont donc devoir affronter un mois "blanc", en espérant bien entendu que leur activité puisse reprendre à la mi-avril.

Ceci étant, les finances sont fragiles, et en tant que gérant et "travailleur non salarié" (TNS) il me faudra quand même me payer ce mois-ci afin de pouvoir tout simplement subvenir à mes besoins. Mais jusqu'à preuve du contraire, Patience et Prudence sont bel et bien les mamans de Mlle Sûreté ! »

Pascal Ligari est en plein nettoyage de printemps dans sa librairie, en attendant de retrouver ses lecteurs dès que possible !

Photo Marc Le Saux

Le Chat Pitre

31, rue Gambetta, à Condom

https://fr-fr.facebook.com/licaripascal

À la librairie La Méridienne, à Fleurance

« Tout va actuellement très vite, entre la fermeture, les propos de certains politiques qui avancent une possible réouverture, l'opinion négative de la profession - et de moi-même - concernant cette réouverture anticipée, etc.

Il est donc difficile d'avancer quoi que ce soit, à part qu'il faut rester chez nous, et que nous aurons besoin de tous, après la crise, pour soutenir les petits commerçants ».

Julie espère vous retrouver très vite dans sa toute jeune librairie qui ne demande qu'à s'épanouir avec le retour des beaux jours !

Photo Elisabeth Durand

Librairie-salon de thé La Méridienne

87, rue de la République à Fleurance

Tél. 05 42 54 59 62 - Mail : librairie.lameridienne@gmail.com

Au Cochon Bleu, à Lectoure

Tout pour la patrie de Martin Caparros, aux Éditions Buchet-Chastel  

Argentine 1933 : Hitler arrive au pouvoir en Allemagne, les Argentins essaient de survivre dans un pays ravagé par la crise.

Dans ce contexte particulier un jeune homme va tenter de disculper une star du football accusée du meurtre d'une jeune fille de bonne famille.

Ce roman "politico historico policier" est admirablement écrit. Martin Caparros, journaliste de formation, nous tient en haleine avec cette histoire à peine croyable, mais totalement crédible si l'on tient compte du contexte politique  en Argentine  au début des années 30.

« Le confinement ne va pas être sans conséquences graves sur les petites librairies indépendantes, alors n'oubliez pas de lire quand nous serons de nouveau libres... Merci ! »

Le Cochon Bleu

52 rue Nationale, à Lectoure

http://www.lecochonbleu.fr

À la librairie Effets de Page, à l’Isle-Jourdain

Voyage avec un âne dans les Cévennes de Robert Louis Stevenson, aux Éditions Flammarion (6,00 €)

Nous sommes en septembre 1878 à Monastier-sur-Gazeille. Robert Louis Stevenson, jeune écossais à la santé fragile, vient d’y passer un mois de cure. D’esprit curieux et aventureux, il décide de traverser les Cévennes à pied.

Il achète une ânesse à un paysan et prépare le paquetage qu’il harnachera avec plus ou moins de bonheur sur le dos de son nouveau compagnon de voyage : un révolver, un réchaud à esprit de vin, un sac de couchage, de l’eau de vie, du beaujolais et un fouet à œufs font partie de ces ustensiles dont un écossais de cette fin du XIXème siècle ne saurait se passer.

Le voilà donc parti sur les chemins du Velay avec Modestine « une chétive ânesse, pas beaucoup plus grosse qu’un chien, de la couleur d’une souris, avec un regard plein de bonté et une mâchoire inférieure bien dessinée. »

Les premiers temps sont hésitants, houleux même. Le jeune écossais, en butte au timide piétinement de l’ânesse, n’a de cesse de lui infliger de cuisantes bastonnades pour lui faire accélérer le pas, ce qui lui vaut de pesants remords.

Mais au fil du voyage les deux vont s’accorder et Stevenson découvrira un compagnon de voyage attachant. De conserve l’étonnant équipage va gravir les collines du Gévaudan, traverser des vallées escarpées et des hameaux isolés, et passer des nuits à la belle étoile.

Ce voyage devient pour Stevenson un enchantement, ponctué par des rencontres, parfois étonnantes, souvent enrichissantes, et il profitera de son passage à Pont-de-Montvert, haut-lieu de la révolte camisarde pour nous parler d’un épisode sanglant des guerres qui endeuillèrent la région au début du XVIIIème siècle.

Après 12 jours le jeune écossais arrive à St-Jean-du-Gard, terme d’un vagabondage empreint d’émerveillement. La séparation d’avec Modestine ne se fera pas sans émotion, Stevenson réalisant soudain le vide qu’elle laissait.

5 ans plus tard il publiera L’île au trésor, mais ceci est une autre histoire.

Effets de Pages

19 Boulevard Carnot, à l’Isle-Jourdain

http://www.effetsdepages.fr

Illustration Pixabay.com

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