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Découvrir le Musée Ingres Bourdelle (MIB) après trois ans de travaux

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Mais aussi une visite au centre historique de Montauban pour les bénévoles de l'association Chemins d’Art en Armagnac

Comme depuis plusieurs années déjà, l’association Chemins d’Art en Armagnac (CAA) organise des visites de musées et expositions.

Après la base sous-marine de Bordeaux avec l’exposition de Miguel Chevalier, le musée Soulages à Rodez, le Musée des Abattoirs de Toulouse, encore un musée, en cette année 2020, puisque la première excursion est pour la ville d'Ingres avec son Musée ouvert de nouveau au public, après trois ans de travaux. 

Après un accueil à l’Office du Tourisme de Montauban, le mercredi 4 mars, c’est sous la pluie que les bénévoles de Chemins d’Art en Armagnac ont parcouru les rues du Montauban historique avec leur guide.

Les Couverts à double galerie de la Place Royale leur ont offert un abri, leur permettant de se replonger dans la vie moyenâgeuse de la bastide. Les portails imposants des hôtels particuliers ont su s’ouvrir pour révéler des cours intérieures au charme intact.

La découverte s’est poursuivie avec les rues ayant gardé l’empreinte des siècles successifs et des célébrités montalbanaises, l’église Saint Jacques à l’architecture gothique méridionale et le théâtre Olympe de Gouges de facture plus moderne.

La cathédrale subissait, elle, les assauts des engins de chantier pour faire évoluer son abord vers un espace contemporain.

 

 

Après une pause repas, à l’abri d’un ancien bâtiment aménagé en espace hôtelier, les visiteurs, largement réconfortés dans un lieu très agréable, ont repris le chemin des découvertes avec le « MIB», Musée Ingres Bourdelle.

Sa récente rénovation a permis au groupe d’emprunter le nouvel espace d’accueil du musée avec ses deux pavillons de verre.

Passé ce sas contemporain, la cour intérieure de cet ancien palais épiscopal du XVIIe siècle, occupé ensuite par l’Hôtel de ville, donne toute sa dimension.

La visite des lieux commence par le sous-sol, vestige du XIVe et la salle du Prince Noir où sont installées les collections archéologiques. Puis la nouvelle muséographie entraîne vers l’aile Bourdelle (1861-1929). On peut y suivre l’évolution du sculpteur grâce aux thématiques judicieusement exposées.

Les bustes très expressifs dénotent dès 1882 la finesse de son talent. Il y associe naturalisme et réalisme. Il travaillera pendant quinze ans dans l’atelier de Rodin.

La mythologie l’inspire également et si ses premières œuvres gardent l‘empreinte de sa formation académique, c’est grâce à l’art grec archaïque qu’il va exprimer le mieux son originalité.

« Héraclès archer » en est le sujet le plus représentatif. Le plâtre original exposé dégage une force impressionnante. L’artiste en a saisi l’intensité tout en jouant sur les vides et les pleins donnant autant d’importance aux uns qu’aux autres.

La façade du théâtre des Champs Elysées nous offre sa vision de la sculpture liée à l’architecture.

Ses œuvres monumentales se dressent en plusieurs endroits de sa ville natale.

L’oeuvre de Bourdelle marque un renouvellement de la sculpture française du début du XIXe siècle.

L’aile Ingres (1780-1867) nous ramène au XVIIIe siècle.

Après des études à Toulouse, un passage à l’atelier de David, il obtient le Prix de Rome. Il ne se rend pas tout de suite à la villa Médicis et peint des portraits. Il fait déjà preuve de sa volonté de dépasser le classicisme.

En Italie, lors de son premier séjour romain, il découvre les maîtres de la Renaissance et voue une admiration sans borne à Raphaël. On retrouve l’influence de ce maître dans plusieurs tableaux.

Lors de son deuxième séjour, il est directeur de la Villa Médicis, son directorat ne l’empêche pas de produire (l’odalisque et l’esclave). De plus, il s’adonne à la musique, il joue lui-même du violon et offre des soirées musicales à ses élèves.

On peut constater une palette variée avec « le songe d’Ossian » et ses réminiscences romantiques, « Jésus remettant à Saint Pierre les clés du paradis » et son accent néo-classique.

C’est le « vœu de Louis XIII » qui lui vaut le succès en France.

Le « portrait de Madame Gonse » est une œuvre inclassable car elle ne se rattache à aucune école particulière si ce n’est au talent particulier de portraitiste de l’artiste.

Ingres donnait la primauté au dessin et à la ligne qui précédaient la peinture. On peut passer des heures dans la salle qui leur est dédiée grâce au fonds très important du musée qui en possède 4500.

Cette sortie culturelle a laissé les bénévoles enchantés avec l’espoir de renouveler l’expérience.

Texte en collaboration avec Odette Chalumeau, présidente de CAA, et Photos Marc Le Saux

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