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Gérard est parti, adieu l'ami !

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"Militant un jour, militant toujours."

C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris la disparition de Gérard Malhomme. Avec Gérard, c’est 30 ans de vie qui s’envolent. Nous avons tous les deux adhéré au parti socialiste dans les années 70. À cette même époque, nous étions des militants laïques dans le même mouvement, la Ligue de l’enseignement (FALEP du Gers), j’étais secrétaire général et lui, président de l’Ufolep : 15 ans de collaboration, de travail, d’animation. C’était l’époque des Malhomme père, Rozès, Bouffartigue, Muñoz , Pareti, Pujos, Manciet et tous les autres "laïcards" que vous retrouvez encore à Ciné 32 ou ailleurs, "militant un jour, militant toujours".

Nos chemins se poursuivront ensuite au parti socialiste, pendant une bonne quinzaine d’années : je serai dix ans premier secrétaire du parti (1993-2003) et lui mon successeur (2003-2008). Toutes ces années passées ensemble dans le combat politique, avec en apothéose notre victoire (avec la gauche) en 1998 : la reconquête du conseil général avec Philippe Martin. Gérard et Jean-Pierre c’était aussi Elisabeth Mitterrand, René Manciet le fidèle, Jacques Maxch, Françoise Castex, Pierre Lascombes, Robert Barguissau l’écrivain de l’ombre, et bien d’autres qui feront du parti socialiste la première force politique du département.

Avec la laïcité et la rose au cœur, il est l’image du PS des années 2000. Il sera par ailleurs maire d’Auterive (17 ans), conseiller régional, vice-président du Grand Auch et président du Centre de gestion de la fonction publique territoriale. J’ai toujours une très grande admiration, un profond respect et une éternelle reconnaissance pour ses serviteurs des idéaux, ceux qui font la grande comme la petite histoire (les valeurs que l’on oublie facilement par les temps qui courent), ceux qui nous permettent d’être ce que nous sommes et d’être là aujourd’hui.

Mes pensées vont à Francine et Florian et toute la famille, sincères condoléances et toute mon amitié.

Merci Gérard !

Il était bien sûr là quand François Hollande est venu dédicacer son livre "Les leçons du pouvoir", à la maison de la presse, le 21 mai 2018. Il s'était encore engagé une dernière fois, et moi avec, lors du dernier congrès du parti pour notre camarade de longue date et fidèle des fidèles de François Hollande, Stéphane Le Foll, que nous pensions être le seul, par ses idées, sa prestance et son charisme, à pouvoir faire revivre le PS.

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