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Petite parenthèse

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Raconter des salades

De Sydney à New-York, en passant par Paris, Berlin, Tokyo, Bombay…, la planète a vibré sous les pas de la jeunesse mondiale, refusant de voir son futur s’évaporer dans les volutes du présent.

Ils étaient des centaines de milliers à s’être donné rendez-vous dans plus de 150 pays, sur plus de 5.000 lieux de rassemblements, pour une grève mondiale en faveur du climat, rejoints parfois par des salariés d’entreprises.

Leur principal enjeu : mettre la pression sur les politiques afin que des mesures drastiques soient enfin prises pour enrayer une fièvre qui grimpe. «Le niveau des océans monte, notre colère aussi ».

L’éco (du grec oikos, la maison) système brûle. Il est grand temps d’arrêter de leur raconter des salades.

« Raconter des salades », des bobards, en France, c’est comme « raconter des histoires pour endormir le bœuf » au Brésil, « vendre des beignets » en Roumanie, ou « accrocher les nouilles aux oreilles » en Russie. Comprendre : blablater.

La salade en question, dans cette expression apparue au 19ème siècle, est plutôt composée. On peut y trouver des mensonges, des inventions, des contradictions, des - très - mauvaises excuses… On peut éventuellement l’assaisonner d’humour, d’anecdotes, et pimenter le tout d’un ton convaincant pour que le tour soit joué.

Mais sans doute les « décideurs » ont-ils usé et abusé d’une sauce devenu trop amère, et sûrement trop rance, depuis le temps qu’on nous la sert.

Le voyage jusqu'à New-York à bord d’un voilier zéro carbone de la jeune icône de l’écologie Greta Thunberg, pour participer au sommet de l’ONU sur le climat, a soulevé la polémique car il a nécessité l’utilisation d’un avion pour transporter l’équipe chargée d’organiser son séjour sur place.

Le 3 septembre, le président du Congo-Brazzaville, accompagné de son épouse, est venu « discuter environnement » avec le président Macron, à bord d’un Boeing (le plus luxueux sur le marché, destiné à recevoir deux cents personnes). Celui-ci a été entièrement transformé pour accueillir quarante personnes, et dispose d’une cabine privative de 220 m² avec salon, salle à manger, chambre et salle de bain. Coût d’un aller simple Brazzaville-Paris : 456 000 euros.

Vers qui devrait-on diriger les sarcasmes ?

Illustration Pixabay.com

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