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Rencontrer dix écrivains à Nogaro et aux alentours

0 DR Maryse Martinot Bernard Thomasson Ameline Grout et Zoé d'Aquino copie.jpg

Pour le Prix littéraire des lycéens

Rencontrer des écrivains n’est pas chose facile, habituellement : il faut se mêler à la foule des salons du livre et apercevoir la personne désirée, au mieux, le temps d’une rapide dédicace. Dans la région de Nogaro, c’est plus simple : dix écrivains sont invités et ils discutent en atelier et en assemblée avec le public. Tout cela gratuitement.

Chaque année, les lycéens choisissent le premier roman d’un écrivain dans une sélection, sous la présidence d’un président de jury écrivain reconnu. Et l’heureux – ou heureuse élue – reçoit le Prix Jeune Mousquetaire du premier roman, 1 000 euros alloués par la municipalité.

Échange et partage

Il faut dire que ces Rencontres littéraires de Nogaro, lancées en 2006 par Éric Busson, professeur de lettres au lycée d’Artagnan, ont pris de l’ampleur. « Tous les amoureux des livres, de la littérature, tous les amateurs de moments d’échanges et de partage pourront venir rencontrer dix écrivains de talent », nous dit Éric Busson.

Cette année, outre le lycée de Nogaro, quatre autres lycées participent au jury et aux Rencontres : les lycées de Mirande, Condom, Lectoure et Vic-en-Bigorre. Le président est Bernard Thomasson.

Ce n’est pas tout ! Trois librairies/bibliothèques des alentours de Nogaro organisent des rencontres avec des écrivains invités : la librairie Corbel, à Éauze, jeudi 16 mai à 17 h 30 avec Pierre Raufast, la médiathèque de Riscle, jeudi 16 mai à 17 h 30 avec Vincent Lahouze et la librairie La Litote, à Vic-en-Bigorre, jeudi 16 mai à 18 heures avec Franck Bouysse.

Programme

Les Rencontres s’ouvrent vendredi 17 mai, à 16 h 30, au circuit Paul-Armagnac. Le public et les lycéens découvrent les cinq auteurs de la sélection (Camille Brunel, Pauline Dabroy-Allard, François Descraques, Vincent Lahouze et Aurélie Razimbaud). Il prend aussi contact avec cinq écrivains confirmés, dotés de nombreux prix : Bernard Thomasson (Ma petite Française, Un été sans alcool, Les fantômes du 3° étage), Emmanuelle Favier (lauréate 2018 du Prix Jeune Mousquetaire pour Le Courage qu’il faut aux rivières), Franck Bouysse (Grossir le ciel, Plateau, Glaise), Frédérique Martin (J’envisage de te vendre etc.) et Pierre Raufast (La fractale des raviolis, Habemus piratam etc.). Des lycéens présentent les romans sélectionnés.

À 18 h 30, le président Bernard Thomasson annonce le nom du lauréat 2019 du Prix Jeune Mousquetaire du Premier Roman, qui succédera à Emmanuelle Favier.

À noter que ces Rencontres littéraires sont organisées par la junior-association Un Livre dans la poche et la municipalité de Nogaro. Elles ont le soutien de La Communauté de communes du Bas-Armagnac, du Conseil départemental, de la Région Occitanie, de Groupama, de la MGEN, de la MSA et de la Societé française des intérêts des auteurs de l'écrit – Sofia.

La sélection 2019

1 - La guérilla des animaux de Camille Brunel

Comment un jeune Français baudelairien devient-il fanatique de la cause animale ? C’est le sujet du premier roman de Camille Brunel qui démarre dans la jungle indienne lorsque Isaac tire à vue sur des braconniers, assassins d’une tigresse prête à accoucher. 

La colère d’Isaac est froide, ses idées argumentées. Un profil idéal aux yeux d’une association internationale qui le transforme en icône mondiale sponsorisée par Hollywood. Bientôt accompagné de Yumiko, son alter-ego féminin, Isaac court faire justice aux quatre coins du globe.

2 - Ça raconte Sarah de Pauline Delabroy-Allard

Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d’une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l’allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l’étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d’une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.

3 - 3e droite de François Descraques

Un jeune homme quitte le cocon familial pour s’installer dans un appartement qu’il loue à Mr K., propriétaire louche et peu causant. Dans ce nouveau lieu, des événements étranges et inquiétants vont rapidement se multiplier, et les voisins vont peu à peu révéler leurs vrais visages…
3e droite est un roman d’un genre nouveau, construit comme une série télé, en 18 chapitres concis et truffés de rebondissements.

4 - Rubiel e(s)t moi de Vincent Lahouze

« Si je devais me souvenir d’une chose, d’une seule chose, ce serait la vision des murs gris de l’Orphelinat du Bienestar de Medellin et des portes qui claquaient lorsque nous courions dans les couloirs, le bruit sourd de mes pieds nus sur le parquet de bois délavé et poussiéreux. Oui, d’aussi loin que je me souvienne, la couleur n’existait pas.

Je suis né en Colombie, à la fin de l’année 1987, mais je n’ai commencé à vivre qu’en 1991. »

5 - Une vie de pierres chaudes d’Aurélie Razimbaud

« La guerre, non, la guerre n’a rien d’essentiel ; les choses essentielles sont le vent, le goût des pierres chaudes, le soleil, les ailes des oiseaux, les cris des enfants sur la plage. »

Qu’est-ce qui brille à la même hauteur que le soleil ? L’amour ou la mort ?

Dans ce récit enfiévré, qui raconte l’Algérie avant, pendant et après l’indépendance, Aurélie Razimbaud tisse les liens subtils et poignants entre l’amour et l’abandon. Qu’il s’agisse des pays ou des êtres, comment aller dans le sens d’une réconciliation, comment panser les plaies, comment éviter qu’elles ne s’ouvrent ?

L’indépendance d’un pays, les liens d’un homme, des histoires qui se croisent : un premier roman porté par le souffle tiède de la Méditerranée, une mer-maîtresse en coups de théâtre.

N.B. - La photo du haut de page représente Bernard Thomasson, Amélie Grout, membre de la junior-association et Zoé d'Aquino, présidente ; elle a été communiquée par Maryse Martinot.

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Emmanuelle Favier reçoit le Prix le 1er juin 2018 de Christian Peyret, maire de Nogaro
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Éric Busson
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