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Gilles Garcia : "Le compte n'y est pas"

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Après une première partie de saison marquée par la belle épopée en Coupe de France, Auch Football doit se tenir prêt à défier les challenges qui l’attendent en championnat.

Alors que son équipe n’a pas encore tout a fait joué la moitié du championnat (8 matchs de joués), Gilles Garcia, l’entraîneur de Auch Football, nous livre quelques sentiments sur le parcours réalisé.

- Gilles Garcia, quel regard portez-vous sur cette première partie de saison de votre équipe ?

- Aujourd’hui, avec les qualités qu’il y a dans le groupe, le compte n’y est pas. On prend trop de buts, ça, c’est un constat effarant. Et pour moi, on n’est pas assez solide mentalement, déjà. On est à huit matchs et on ne tient toujours pas notre match référence dans sa globalité, à part en Coupe.

- Justement, vous faites référence aux matchs de Coupe de France. N’êtes-vous pas en train de payer l’addition maintenant ?

- C’est évident parce que, même pour nous le staff, ç’a été dur de redescendre sur terre, car on se prend au jeu et on a envie d’y croire. Et pourtant on le sait, toutes les équipes, chaque saison qui font un bon parcours en Coupe de France, y laissent des plumes derrière… Je me suis renseigné sur les saisons passées (à propos de cette baisse de régime en championnat), j’ai beaucoup regardé la presse en remontant cinq ans en arrière ; et on s’aperçoit que Auch a du mal sur cette période de décembre à février. Sur cette période hivernale, c’est très compliqué pour Auch depuis cinq ans. Il y a donc un réel problème. On a mis le doigt dessus. Maintenant il faut travailler sur ce problème pour corriger ça… On ne va pas attendre le printemps pour réagir. Même si, je le répète, il n’y a pas d’objectif de montée. On ne veut pas mettre la pression aux joueurs. Il faut prendre les matchs les uns après les autres. Mais au regard du potentiel, on est en retard sur notre tableau de marche.

- Vous ne comptez que deux défaites en championnat actuellement, mais deux fois contre des promus…

- Oui, pour la première (contre Tarbes), on avait mis ça sur le compte de l'avant Gazélec ; mais au final on se rend compte que l’après Gazélec, c’est la même chose.

- Concrètement, qu’attendez-vous de vos joueurs dès janvier ?

- Avec le staff, on a mis en place un programme de six séances individuelles pour chaque joueur. On s’entraîne le vendredi 28 décembre et on reprend les entraînements réguliers le mercredi 2 janvier. Donc, vous voyez, on ne coupe pas vraiment. On attend des joueurs qu’ils respectent le programme. Ils disent tous qu’ils veulent monter (en Nationale 3). C’est bien de l’annoncer, mais maintenant il faut se donner les moyens. Et revenir avec les dents longues. On va enregistrer le retour de joueurs qui étaient blessés : Jérôme Muthular, Franck Lalanne, Bertrand Auvinet, Anthony Carrère et Dominique Gabriel. Donc ça fait cinq joueurs qui vont venir apporter un peu plus de concurrence. Du coup, ça va remobiliser tout le monde parce que, dans un groupe, il faut toujours de la concurrence… Mais nous aussi, le staff, nous savons nous remettre en question.

- Que peut-on vous souhaiter pour l’année 2019 ?

- De vite réaliser notre match référence et d’avoir un état d’esprit irréprochable chez les garçons, ce se serait déjà fantastique. Les seuls dont on doit se méfier, c’est nous-mêmes.

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