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L’école du Houga prépare le 11 novembre

0 Henri Bouyrie en classe 1bis 051118.jpg

Avec les anciens combattants

Lundi 5 novembre a lieu une opération préparée par Patricia Galabert, maire du Houga, Isabelle Gallato, enseignante de la classe de CM1-CM2, 4 anciens combattants et Philippe Labiste, ancien maire et ancien officier d’active.

La classe vient au cimetière principal du Houga, puis, revenue à l’école, elle écoute le récit du retour de captivité d’un prisonnier de guerre du Houga en 1918.

Devant le carré militaire

La classe se rend d’abord devant le carré militaire du cimetière, où elle était attendue par la maire, les anciens combattants et Philippe Labiste. Ce dernier explique que, outre les soldats originaires du Houga et enterrés dans leurs tombes familiales, il y en a six autres, également morts pour la France pendant la Grande Guerre de 1914-1918, qui n’avaient pas de famille. Ils ont été enterrés, mais leurs tombes étaient abandonnées depuis longtemps. Le Souvenir français (1), les anciens combattants et la municipalité ont fait aménager un beau carré de marbre, surmonté d’un mât avec nos trois couleurs, pour ces six tombes. L’une d’entre elle ne porte pas de nom car l’inscription de la tombe d’origine était devenue illisible. Les tombes anciennes n’ont pas été remaniées, elles ont seulement été recouvertes.

À l’école

L’un des anciens combattants présents, âgé de 85 ans, est Henri Bouyrie. Il a un souvenir précieux de son père, qui avait fait la guerre de 1914. En effet, neuf ans après son retour de captivité à Berlin, celui-ci écrit le périple qu’il a décrit pour revenir chez lui au Houga.

Il n’y avait pas de train direct, on s’en doute. Et, au lieu de pouvoir prendre le chemin le plus court, partant de Berlin, il traverse Cologne, Aix-la-Chapelle, Bruxelles, Gand, Tronchiennes, Bruges, puis Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-mer, Rouen, Versailles, Le Mans, Poitiers Angoulême, Libourne, Bordeaux, Toulouse, Port-Sainte-Marie et enfin Nogaro. Où l’on vient le chercher en voiture à cheval. Ouf ! Le voyage a duré du 30 novembre au 16 décembre 1918.

Isabelle Gallato, l’enseignante, ne manque pas l’occasion de montrer aux enfants la belle écriture sans fautes d’orthographe du père d’Henri Bouyrie.

Cette idée de rapprocher les enfants de la Grande Histoire par les témoignages tangibles de ceux qui l’ont vécue, même si c’est à d’humbles places, paraît judicieux. Cela aidera leur mémoire, car c’est concret. Et c’est une bonne préparation pour le 11 novembre prochain, centenaire de l’armistice.

(1) Le Souvenir français est une association créée en 1887 qui est investie d’une triple mission :

  • conserver le souvenir de ceux qui sont morts pour la France,

  • entretenir les monuments élevés à leur mémoire,

  • transmettre le flambeau du souvenir aux générations successives.

N.B. -  La photo du haut de page montre Henri Bouyrie dans la classe d'Isabelle Gallato.

1 La classe CM1CM2 arrive au cimetière 1bis 051118.jpg
La classe de CM1-CM2 du Houga arrive au cimetière
2 Le carré militaire du cimetière du Houga 1bis 051118.jpg
Le carré militaire
3 Philippe Labiste explique l'origine du carré militaire 1bis 051118.jpg
Philippe Labiste explique l'origine du carré militaire
4 Philippe Labiste explique l'origine du carré militaire 1bis 051118.jpg
Idem ; au fond l'enseignante et les anciens combattants
5 Henri Bouyrie raconte l'itinéraire de son père 1bis 051118.jpg
Henri Bouyrie raconte l'itinéraire de son père
6 Itinéraire direct Berlin Le Houga 1bis 051118.jpg
Itinéraire direct que n'a pas pu faire le père d'Henri Bouyrie
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