Le choix de l’éco-pâturage

Le choix de l’éco-pâturage

Les moutons ont fait leur retour sur la prairie d’Endoumingue. La ville d’Auch compte cette année encore sur les ovidés ruminants pour entretenir plusieurs de ses espaces enherbés, grâce à leur tonte écologique.

Ils n’ont pas encore de noms mais les enfants qui se pressent autour de leurs enclos ne vont pas tarder à leur en donner. « Ils », ce sont les moutons d’Ouessant et des Landes qui, pour la troisième année consécutive, entretiennent les espaces verts sur trois sites : le bassin d’Embaquès, l’enclos du Barrail et la prairie d’Endoumingue, près des jeux du parc du Couloumé.

Comme l’ont expérimenté certaines villes pionnières depuis les années 1980, faire pâturer du bétail – et notamment des moutons - s’est imposé comme l’un des moyens les plus économiques, écologiques et sympathiques de gérer les espaces verts. La ville d’Auch a aussi opté pour cette méthode « verte », poursuivant ainsi dans la voie de la durabilité environnementale. Avec la société gersoise « Slow Paysages », elle a fait le choix de races rustiques qui, jusqu’en novembre, feront profiter de tous les avantages de leur tonte plus douce. Et comme le confirme Sébastien Perrou de « Slow Paysages », le retour d’expérience est très positif : « Les gens constatent que les moutons ont l’air de bien se plaire dans un grand enclos, qui plus est en étant surveillés par un professionnel et ça les rassure ».

Zéro pesticide, zéro bruit

 Cet entretien réfléchi, tenant compte du climat et du régime alimentaire des animaux qui ont déjà une végétation très présente à leur disposition, favorise aussi la biodiversité, tout en réduisant l’impact sur l’environnement : « C’est une alternative complémentaire à l’entretien mécanique qui permet aussi, grâce au piétinement des moutons, une levée de graines de plantes sauvages enfouies dans le sol, précise Françoise Carrié, adjointe au maire chargée de la nature en ville et du cadre de vie. Et puis, les abords de l’enclos du Couloumé sont devenus un lieu de promenade et d'échanges, très vite fréquenté par les familles. Enfin, nous souhaitons que cet espace d’éco-pâturage devienne un site pédagogique pour les écoliers sensibilisés à la préservation de ces races en voie d’extinction ». Mais pour que cette tonte « Zéro pesticide, zéro bruit et zéro déchet » produise tous ses effets, et bien sûr pour le bien-être de ces animaux, il est important de ne pas entrer dans l'enclos et de ne pas nourrir les moutons auscitains.

Un suivi régulier

Pour mener à bien cette action « éco-pâturage », la ville d’Auch s’est associée à Slow Paysages. Après avoir installé les enclos parfaitement clôturés et calibrés, cette société gersoise spécialisée assure le suivi des animaux en apportant surtout l’été un complément de nourriture (foin, minéraux…) et en ravitaillant en eau ces herbivores qui sont au nombre de 7 au parc du Couloumé, 8 au bassin d’Embaquès et 6 à l’enclos du Barrail.

Des moutons rustiques

La ville d’Auch a fait le choix de moutons rustiques et aux besoins limités, participant à la préservation de races anciennes et rares. Il y a tout d’abord le mouton d’Ouessant, originaire de Bretagne, c’est le plus petit mouton du monde, dont la panoplie de couleurs unique chez les ovins (blanc, noir, noisette…) le rend encore plus attrayant, notamment auprès des enfants. Quant au mouton des Landes – ou brebis landaises – une race du Sud-Ouest, de taille moyenne, qui a bien failli disparaître et dont la population est aujourd’hui évaluée à environ 3000 individus.

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