Démission de Philippe Martin du Conseil Départemental

"Au moment de quitter la présidence de notre collectivité départementale, mon état d'esprit est un mélange de tristesse, de fierté et de confiance", dévoilera Philippe Martin lors de la conférence de presse de ce jeudi 6 janvier

« J’ai pris ma décision en fonction de ma conviction de la vie, des valeurs de la vie que m’ont donné mes parents. J’ai essayé de me défendre et de montrer ce que ce n’était pas fondé et j’ai pensé qu’il y aurait un dénouement heureux à cette affaire. J’ai compris que ce n’était pas le cas et je ne voulais pas aller dans un marathon judiciaire. J’ai décidé de respecter la justice et d’assumer les fautes qui me sont reprochées, il fallait en comprendre les conséquences. J’ai donc décidé de ne pas rester à la tête du Département et pour cela je n’avais pas besoin d’injonction.

Je n’ai pas tergiversé et ai adressé ma démission mardi le jour de mon audience du 4 janvier à la première vice-présidente, Céline Salles [ Laqelle aura en charge l'intérim et l'organisation d'une nouvelle élection d'une présidente ou d'un président dans les 15 jours à venir, NDLR] . C’est un choix difficile, je veux rester dans la ligne avec la personne que je suis, la meilleure à faire c’est de reconnaître et de m’excuser. Il serait souhaitable que d’autres élus aient le même comportement que moi». Philippe Martin soulignera aussi la charge de l’opposition faite de mensonges et de diffamation.

Il reviendra aussi sur Joëlle Martin « qui ne mérite pas les propos qu’on lui accorde ». L’important est de préserver le Département.

Cependant Philippe Martin dévoile « qu’au moment de quitter la Présidence de notre collectivité départementale, mon état d’esprit est un mélange de tristesse, de fierté et de confiance ». Son suppléant Philippe Bret devrait le remplacer sur le canton Baïse Armagnac.

Le bilan

Philippe Martin résumera son engagement depuis plus de 20 ans pour ce Département « que j’ai aimé et que j’aime ». Il détaillera ensuite les nombreux projets réalisés et qui restent à réaliser depuis sa première élection en 1998. Il met en avant la modernisation de la RN 124, la politique d’équipement en fibre pour tous, le collège à l’Isle-Jourdain, la lutte contre la désertification médicale, la mise en place du budget participatif, la gestion de la crise sanitaire aux côtés de l’Etat et des maires, et l’engagement de la collectivité à financer la ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse, la mise en avant d’une politique de transition écologique et «mon ultime fierté aura sans doute été le passage de la flamme olympique dans le Gers en 2024 ».

Enfin, Philippe Martin, « fait confiance sur l’équipe d’élus qui va prendre la suite. Une majorité qui comprend des femmes et des hommes expérimentés qui vont porter les projets présentés pendant la campagne, en particulier la création d’un village Alzheimer qui me tient particulièrement à cœur ».

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