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L'embuscade a viré au drame... c'était le 16 août 1944 !

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Ce fut une très simple et très belle cérémonie à la mémoire de Pierre Cadiou et d’Alexandre Mettel, morts à la suite de l’embuscade dressée par les Résistants du Corps Franc Pommiès (CFP), le 16 août 1944, à Bellegarde.

Comme chaque année, cette cérémonie, sous l’égide du Corps Franc Pommiès, a lieu à l’endroit même des faits où une stèle a été érigée.

Étaient présents les conseillers régionaux Fatma Adda et Ronny Guardia-Mazzoleni, la conseillère départementale Françoise Casalé, accueillis par le maire, Jean-Philippe Gérault.

Devant une assistance nombreuse, une trentaine de personnes, Jean Moncassin, secrétaire départemental de la section du Gers du Corps Franc Pommiès, a lu le rapport retrouvé du déroulement des événements.

L'embuscade est tendue par un groupe de la compagnie de Fumel "Pignada" à un convoi allemand arrivé d'une direction opposée à celle prévue.

Le chef de Section : Roger Nouvel, alias Libos, c'est lui qui a reçu l'ordre de mission et qui met en place le dispositif.

La mission : tendre une embuscade sur la D27 entre Masseube et l’embranchement D27-D40.

Le groupe : cinq compagnons, les chasseurs Pierre Cadiou, Alexandre Metel, Vidal, Labatut et le yougoslave, Rudolph Bajteck.

Le lieu : la courbe d’« En Bidau » sur le talus qui domine la D27 de quelques mètres.

L'engagement  : il a lieu dans de mauvaises conditions ; prévu dans le sens Masseube-Simorre, le convoi allemand arrive dans le sens opposé. Une colonne de 18 camions mais, au 17e camion-plateau, Alexandre Metel qui doit lancer le signal de l'intervention, tire un coup de feu ; hélas, un dernier camion allemand surgit et c'est le drame, les soldats ennemis sortent du 18e camion et mettent en chasse les attaquants.

Le bilan : Le Journal de Marche du CFP, page 13, mentionne : « Pertes ennemies : 30 tués, 4 blessés, 1 camion détruit.»

Malheureusement, le maquis aura perdu deux hommes, Pierre Cadiou et Alexandre Metel.

Mesdames Adda et Casalé ont ensuite pris la parole, tandis que le maire a rappelé la phrase du maréchal Foch : « Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir ».

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