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Nouveau « plan d’eau » pour le bassin Adour-Garonne

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La fameuse « Entente pour l’eau », créée il y a un an, a dévoilé son plan de lutte contre le réchauffement climatique sur l’ensemble de ce bassin hydrographique…

Unies par cette entente, les régions Occitanie et Nouvelle-Aquitaine, l’Agence de l’eau Adour-Garonne, le préfet de Haute-Garonne et le président du Comité du bassin ont présenté 4 appels à projets pour autant d’axes de travail visant à une meilleure gestion de l’eau.


On commence par un peu de géographie. Le bassin hydrographique Adour-Garonne réunit ceux de l’Adour, de la Charente, du Lot, du Tarn ainsi que les bassins-versants de la Dordogne et de la Garonne, sans oublier les littoraux aquitain et charentais. Il serait le 5ème du pays avec une superficie d’environ 117.650 km2, et surtout le tiers des surfaces agricoles irriguées françaises, avec 530.000 hectares.

Il y tomberait 90 milliards de m3 d’eau par an, dont 35 utiles et 2,4 prélevés pour nos usages. En période d’étiage (c’est-à-dire de basses eaux, à l’automne), le bassin enregistrerait de nos jours un déficit de 100 à 200 millions de m3 par an. Selon les estimations, il pourrait atteindre 1,2 milliard de m3 en 2050. À cette échéance, le bassin comptera un million d’habitants supplémentaires, pour 7,8 aujourd’hui.


Dans la région, les épisodes de canicule et de sécheresse peuvent être jugés plus nombreux, longs et intenses depuis quelques années. Tout récemment, chacun a pu observer qu’il a peu plu pendant l’hiver 2018-2019, et que la répétition de ce genre de scénario pourrait nous conduire à davantage de restrictions d’eau.

Le centre d’information sur l’eau indique que le déficit pluviométrique entraînera une réduction de 15 à 20 % de la « recharge » de la nappe phréatique, ainsi qu’une baisse de 10 à 40 % du débit des cours d’eau sur le territoire. Avec les dégradations que cela implique sur les écosystèmes.


Un « Safe Water Summit » en novembre à Toulouse…

Partant de ces différents constats, une Entente pour l’eau assez unique s’était formée il y a un an autour de l’Agence de l’eau Adour-Garonne et des deux régions associées, la Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie. Un nouveau plan d’action a été présenté à Toulouse par les représentants des parties prenantes de cette entente, à savoir Martin Malvy (président du Comité de bassin Adour-Garonne), Carole Delga (présidente de la région Occitanie), Étienne Guyot (préfet de Haute-Garonne et d’Occitanie) et Henri Sabarot (conseiller régional de Nouvelle-Aquitaine en charge de l’eau). « On nous prédit le même climat qu’à Séville », a notamment lâché ce dernier pour illustrer l’urgence de la situation.


Le plan présenté consiste en le lancement de quatre appels à projets distincts, lesquels correspondent aux principaux leviers permettant une gestion plus saine, économique et harmonieuse des eaux sur l’ensemble du territoire.

Le premier appel porte sur la réalisation d’économies d’eau au sein des entreprises et des collectivités. Le second vise à « désimperméabiliser » les villes, soit en envisageant de nouveaux systèmes d’écoulement d’eau, soit en faisant la « chasse aux bétons inutiles », par exemple ceux de friches industrielles (ou même agricoles). Le troisième appel à projets concerne la restauration de zones humides, et le quatrième, les techniques de réutilisation des eaux usées.


Ces appels s’inscrivent dans la continuité des axes de travail dégagés lors des dernières Assises de l’eau. Après une sélection qui s’opèrera dans le courant de l’année prochaine, les diverses composantes du plan seront mises en œuvre dès 2021.

En parallèle de cette annonce, les opérations de sensibilisation autour de l’eau et de sa gestion au quotidien se poursuivent. Un « Safe Water Summit » se tiendra ainsi le 18 novembre prochain, à Toulouse, toujours à l’initiative de l’Agence de l’eau Adour-Garonne, du ministère de la santé et de l’ARS occitane. Il s’articulera autour de trois tables rondes en lien avec la santé et nos usages de l’eau, ainsi que d’une conférence avec l’explorateur Jean-Louis Étienne. Parmi les autres personnalités attendues, on notera la présence de la navigatrice Isabelle Autissier et d’Irène Frachon, dont les salutaires efforts sont à l’origine du scandale du Mediator.


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Notre récent article sur la disparition des glaciers pyrénéens – cliquez ici


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